Toujours très sympa, Gérard Collomb trouve que la défaite de Najat Vallaud-Belkacem est "normale"

Publié à 12h01, le 19 juin 2017 , Modifié à 12h04, le 19 juin 2017

Toujours très sympa, Gérard Collomb trouve que la défaite de Najat Vallaud-Belkacem est "normale"
Gérard Collomb. © PHILIPPE DESMAZES / AFP
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Loïc Le Clerc pour

On connaissait les deux gauches irréconciliables, sauce Hamon/Valls. Il semblerait que ce second tour des élections législatives mette en relief un nouvel exemple de cette division : Gérard Collomb/Najat Vallaud-Belkacem.

La preuve en images, avec Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur, invité ce lundi 19 juin sur franceinfo. Commentant la défaite de Najat Vallaud-Belkacem à Villeurbanne, il lance :

C'est une défaite normale, à partir du moment où elle avait choisi une autre voie. Dans un premier temps, elle est allé choisir le camp d'une primaire incertaine. Ensuite, elle a soutenu Benoît Hamon. Elle était très anti Emmanuel Macron et donc elle s'est fourvoyée dans une voie qui était très à gauche alors que pour pouvoir gagner à Villeurbanne, il fallait savoir rassembler. À l'évidence, elle n'a pas su rassembler.

Sachant que c'est Gérard Collomb qui a lancé la carrière politique de Najat Vallaud-Belkacem, que c'est lui qui l'a présentée à Ségolène Royal, que les deux ne se parlent plus depuis des années et que le ministre de l'Intérieur a été pris en flag la semaine dernière en train de déjeuner avec Bruno Bonnell (le candidat LREM qui a battu *NVB*), on n'imaginait pas commentaire moins amical.

Pourtant, sur Twitter, Gérard Collomb a *légèrement* nuancé ses propos, "normale" devenant "logique" et "très à gauche" se changeant en "un peu radicale".





A entendre Gérard Collomb, il fallait mieux choisir son camp, à la façon d'un Stéphane Le Foll ou d'une Barbara Pompili. Ainsi, l'ex-ministre de l'Education du *président normal* n'aurait peut-être pas eu de candidat LREM face à elle pour la renvoyer à la vie civile. Quoique pour d'autres anciens ministres trèèès macron-compatibles, comme Marisol Touraine ou Myriam El Khomri, l'absence de candidat En Marche ! n'a pas suffit pour résister au *dégagisme* ambiant.



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