Pour Nicolas Hulot, François Fillon aurait du être "plus inspiré par l’encyclique du pape" sur l'environnement

Publié à 09h17, le 29 novembre 2016 , Modifié à 09h24, le 29 novembre 2016

Pour Nicolas Hulot, François Fillon aurait du être "plus inspiré par l’encyclique du pape" sur l'environnement
Nicolas Hulot. © AFP

Ça y est, la droite a son champion pour 2017 : François Fillon. L’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy, large vainqueur de la primaire de la droite contre Alain Juppé, prône le nucléaire et le principe de précaution dans son programme en matière d’environnement.

Un programme *écologique* qui déplaît à l’écologiste Nicolas Hulot. Invité de la matinale de RTL ce mardi 29 novembre, l’ex envoyé spécial de François Hollande pour la COP21 a regretté que François Fillon n’écoute pas plus le Pape François :

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Ça me désolé parce que cet homme est intelligent. C’est dommage que quelqu’un qui est proche des milieux catholiques n’ait pas été plus inspiré par l’encyclique du pape qui est au moins un avertissement qui transcende tous les clivages politiques et qui pose ce sujet en haut de la pyramide de nos priorités. 

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En juin 2015, dans son encyclique sur l'environnement, "Laudato Si", le pape avait appelé à une révolution énergétique, soulignant notamment que charbon et pétrole devaient "progressivement" mais "sans retard" être remplacés par des énergies renouvelables.

Nicolas Hulot a également critiqué la position pro-nucléaire de François Fillon, expliquant notamment que cette énergie allait devenir un gouffre financier. "Les faits sont là et notamment d'un point de vue économique, c'est un mode de production énergétique (le nucléaire, ndlr) qui nous emmène dans des dérives financières absolument terrifiantes", a-t-il fustigé tout en se disant désolé que François Fillon veuille retirer le principe de précaution de la Constitution.

Ce principe fait obligation aux gouvernants de prendre des mesures en cas de risque sur l'environnement, même si le dommage encouru "reste incertain en l'état des connaissances scientifiques". "Cela serait une régression que de revenir en arrière", persifle-t-il.

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