Pour Jean-François Copé, le PS "renaîtra de ses cendres" et "s’appellera La République en marche"

Publié à 07h09, le 06 juin 2017 , Modifié à 08h22, le 06 juin 2017

Pour Jean-François Copé, le PS "renaîtra de ses cendres" et "s’appellera La République en marche"
Jean-François Copé. © AFP
Image Sébastien Tronche


#GRANDREMPLACEMENT - Si Emmanuel Macron, dans sa volonté de recomposer le panorama politique, a mis la droite en difficulté en nommant Edouard Philippe à Matignon et Bruno Le Maire et Gérald Darmanin à Bercy, il a également mis le feu au Parti socialiste, profondément divisé entre soutiens et opposants au Président.

Mais les barons de la droite, qui ont avec les élus socialistes de la "compassion" pour la période difficile qu’ils traversent, ne croient pas vraiment à la mort du PS. Mais plutôt à son remplacement. C’est en tout cas le pronostic de Jean-François Copé, ce mardi 6 juin dans Le Figaro, qui voit le parti de la rue de Solférino renaître sous le nom de "La République en marche", le parti d’Emmanuel Macron :

Je ne pense pas que les partis politiques soient morts. Pourquoi le PS est très bas? Car Emmanuel Macron a absorbé une part considérable de ses membres. Il faut arrêter de se raconter des histoires. Le PS est usé en tant que marque mais il renaîtra de ses cendres au lendemain du 18 juin… Et il s'appellera La République en marche.

Un avis partagé par François Baroin. "Ce n'est pas la disparition mais la mutation du mouvement socialiste", pense le chef de file de LR pour les élections législatives. Et d’estimer que ce *grand remplacement* est la conclusion logique du quinquennat de François Hollande qui a mis en lumière la fracture entre les frondeurs et les sociaux-démocrates du PS :



C'est l'officialisation de ce qui s'est passé sous François Hollande avec, d'un côté, les frondeurs et, de l'autre, une social-démocratie incarnée par Manuel Valls qui a eu du mal à vivre des hésitations et des renoncements du président précédent.

Un Manuel Valls qui a d'ailleurs cherché à s'inscrire dans la majorité présidentielle d'Emmanuel Macron, sans obtenir l'investiture d'En Marche ni du PS. Ce qu'il a ressenti comme une "humiliation"

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