Pour Jean-Luc Mélenchon, les armes chimiques en Syrie ne sont pas un "argument pour justifier une intervention militaire"

Publié à 10h15, le 27 août 2013 , Modifié à 10h21, le 27 août 2013

Pour Jean-Luc Mélenchon, les armes chimiques en Syrie ne sont pas un "argument pour justifier une intervention militaire"
Jean-Luc Mélenchon (MaxPPP).

"Ce serait une erreur gigantesque. Peut être le seuil d'une guerre beaucoup plus large que toutes celles que nous avons vues dans cette région jusqu'à présent", prévient Jean-Luc Mélenchon, ce mardi 27 août, invité de BFM TV alors que Washington, Paris et Londres projettent une action militaire en Syrie.

"Prenez tous le temps du sang froid" conseille le tribun qui ne dit pas "les Etats-Unis" mais "les Nord-Américains" et met en garde "nous sommes sur la poudrière du monde", "on ne joue pas avec le feu".

Pour l'eurodéputé, l'utilisation d'armes chimiques en Syrie n'est pas une raison suffisante pour entrer en guerre :

Nous savons que les Nord Américains ont l'habitude d'utiliser n'importe quel argument pour justifier une intervention militaire, cette fois ci, c'est le gaz. En Irak, c'était je ne sais trop quoi. Chaque fois, il y a toujours des armes de destruction massive.

Il ne faut donc "bien sûr" pas intervenir, estime le co-patron du Parti de Gauche, même si l'ONU parvient à prouver que le régime de Bachar Al-Assad est responsable de l'attaque à l'arme chimique "sinon où va-t-on, on intervient partout ?"

Jean-Luc Mélenchon poursuit : 

Supposez que la thèse qui l'emporte soit celle de cette rapporteur des Nations Unies [Carla del Ponte, ancien procureur du TPI, ndlr] , à savoir que c'est l'opposition qui utiliserait des armes chimiques [avant d'être désavouée, ndlr] : est-ce que nous irions bombarder l'opposition ?

"Nous sommes des suiveurs depuis des mois" dans ce dossier, reproche l'ancien candidat à la présidentielle à François Hollande :

Pour nous donner de la contenance, de temps en temps nous aboyons plus fort que le reste de la meute en nous mettant devant.

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