Pour Jean-Marc Germain, Bertrand Delanoë "ne comprend pas bien le monde d'aujourd'hui"

Publié à 21h54, le 08 mars 2017 , Modifié à 22h03, le 08 mars 2017

Pour Jean-Marc Germain, Bertrand Delanoë "ne comprend pas bien le monde d'aujourd'hui"
© JOEL SAGET / AFP
Image Julien Chabrout


C’est un renfort important pour Emmanuel Macron. Bertrand Delanoë a annoncé ce mercredi 8 mars son soutien au candidat à la présidentielle d’En Marche! "Le candidat qui se rapproche le plus de mes convictions, socialiste, réformiste, européen, c’est Emmanuel Macron", a jugé l’ancien maire PS de Paris sur France Inter.

Une mauvaise nouvelle pour le candidat du PS à la présidentielle Benoît Hamon. Sur BFMTV, ce mercredi, son directeur de campagne Jean-Marc Germain a déploré le choix de Bertrand Delanoë, estimant qu’il "se trompe fondamentalement". Il a déclaré :

 



Ce que nous disons nous, c’est là où Bertrand Delanoë il s’est un peu retiré de la vie politique, il ne comprend pas bien le monde d’aujourd’hui. Pour nous c’est celui qui est capable d’être en prise avec les problèmes, que ce soit la question écologique, que ce soit la question démocratique ou la question du travail avec la révolution numérique.

Un argument assez curieux et pas très sympa de la part du député PS des Hauts-de-Seine à l’égard d’un autre responsable socialiste. Ce dernier n’a plus de mandat depuis qu’il a quitté l’Hôtel de Ville de Paris, en 2014. Bertrand Delanoë, qui était le premier signataire d’un texte dans la perspective du Congrès PS de Reims en 2008, ne compte d’ailleurs pas quitter le PS, "parce que ça fait 45 ans qu’il appartient au Parti socialiste et qu’il est au fidèle au Parti socialiste".

Quant à Emmanuel Macron, il s’est dit "très honoré" du soutien de Bertrand Delanoë "pour lequel j’ai beaucoup d’estime". "Compte tenu des positions qu’il a constamment défendues, je pense en effet qu’il avait pleinement sa place chez les progressistes", a estimé le candidat à la présidentielle d’En Marche! ce mercredi. En mai 2008, Bertrand Delanoë s’était attiré les foudres de son propre parti lorsqu’il s’était dit "libéral et socialiste"

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