Pour Jean-Marie Le Guen, le changement de nom de l’UMP en "Les Républicains" est un "abus de pouvoir"

Publié à 10h22, le 15 avril 2015 , Modifié à 10h54, le 15 avril 2015

Pour Jean-Marie Le Guen, le changement de nom de l’UMP en "Les Républicains" est un "abus de pouvoir"
Jean-Marie Le Guen © FRANCOIS GUILLOT / AFP

Invité de Sud Radio ce mercredi 15 avril, Jean-Marie Le Guen estime que "Les Républicains", le nouveau nom choisi par Nicolas Sarkozy pour l’UMP, ne sied pas particulièrement au parti de droite.

Le secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement juge :

 

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C’est évidemment un abus de pouvoir. Non pas qu’il n’y ait pas une droite qui ne soit pas républicaine, moi personnellement, je sais faire la différence entre des idées d’extrême-droite et la droite. Ce qui est vrai, on l’a vu avec cette affaire du ni-ni, c’est qu’elle n’est pas toujours au clair. Donc il y a à mon avis un abus de position de vouloir se réclamer 'républicains' de la part de l’UMP.

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À l’occasion de la législative partielle du Doubs en février, la formation dirigée par Nicolas Sarkozy a réaffirmé son attachement au "ni-ni" : ni vote FN, ni vote PS suite à l’élimination du candidat de droite au premier tour. Pas de "front républicain" pour faire barrage au Front national.

Une position fustigée alors par Manuel Valls, qui l’a qualifiée de "faute morale et politique".

Comme Jean-Marie Le Guen, le député socialiste Christian Paul voit dans le changement de nom de l’UMP une forme d’appropriation abusive. Au micro de Radio Classique, le candidat de l’aile gauche du PS au premier secrétariat indique :

 

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La République, c’est un bien commun, donc il  ne faut pas se l’approprier. Je pense que Nicolas Sarkozy aurait été dans l’honnêteté et la réalité en appelant son parti 'la droite républicaine'. Ce qui l’aurait d’ailleurs obligé sans doute, au moment des élections quand c’est nécessaire, de choisir entre le FN et la gauche, le parti républicain de gauche, c’est-à-dire les socialistes par exemple.

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Mais l’élu de la Nièvre n’est pas surpris outre-mesure par l’initiative du patron de l’UMP, qu’il assimile à une simple manœuvre politique :

 

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Nicolas Sarkozy est coutumier du fait, il appelle cela la triangulation. Il va chercher dans le camp opposé… Vous savez, il a beaucoup parlé de Jaurès. Jaurès n’était pas à l’UMP, il était l’un des fondateurs du socialisme. Donc Nicolas Sarkozy est coutumier de ces captations d’héritage.

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>> À relire : "Les Républicains" : Marine Le Pen ironise sur Nicolas Sarkozy "qui aime les Indiens, les cow-boys, les cheeseburgers et les Nike"

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