Pour Le Guen, Aubry n'a pas de leçons à donner au gouvernement vu son bilan dans le Nord-Pas-de-Calais

Publié à 09h02, le 25 février 2016 , Modifié à 09h17, le 25 février 2016

Pour Le Guen, Aubry n'a pas de leçons à donner au gouvernement vu son bilan dans le Nord-Pas-de-Calais
© Capture d'écran Europe1
Image Sylvain Chazot


Jean-Marie Le Guen, l'un des snipers de Manuel Valls, ne décolère pas contre la tribune cosignée par Martine Aubry mercredi 24 février dans Le Monde. Invité d'Europe 1 jeudi, le secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement fait ce qu'il fait probablement de mieux : il dézingue à tout va.

Jean-Marie Le Guen estime ainsi que Martine Aubry n'a aucune leçon à donner. Preuve en est donnée avec l'état de la gauche dans le Nord-Pas-de-Calais. Il lance :

Chacun est libre de ses engagements mais on ne peut pas donner des leçons de morale quand on voit notamment la situation dans laquelle est le Parti socialiste dans le Nord-Pas-de-Calais. Et moi je ne veux pas pour la gauche ce qui s'est passé l'année dernière dans le Nord-Pas-de-Calais, c'est-à-dire que l'on soit condamné à voter pour un candidat de droite face à l'extrême droite. Parce que l'alternative à François Hollande aujourd'hui, c'est la droite ou l'extrême droite, ce n'est pas la gauche de Martine Aubry.

Vous voyez le raccourci opéré par Jean-Marie Le Guen : en résumé, en s'opposant ainsi à l'exécutif, Martine Aubry ferait le jeu de la droite et de l'extrême droite. En décembre, lors des régionales en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, le candidat PS Pierre de Saintignon avait été contraint de se retirer au premier tour pour empêcher Marine Le Pen de gagner la région face à Xavier Bertrand.

Mais ce n'est pas tout. Pour Jean-Marie Le Guen, si Martine Aubry est aussi virulente contre l'exécutif, c'est parce qu'elle n'a toujours pas digéré sa défaite à la primaire de 2011 face à François Hollande. Ce n'est pas Martine Aubry mais Martine "Aigrie".

Jean-Marie Le Guen dit :



J'ai l'impression que c'est la primaire de 2011 qui n'a jamais été digérée après son échec. Je pense qu'il y a effectivement deux gauches. Celle de François Hollande, c'est une gauche pragmatique, réaliste, qui a su entraîner dans ces primaires et dans l'action aujour'hui. Parce que quoi qu'on en dise, la gauche de contestation est minoritaire à gauche, très minoritaire.

A contrario donc, la gauche portée par Martine Aubry & Cie n'est ni pragmatique, ni réaliste. Enfin, c'est l'avis de Jean-Marie Le Guen.

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