Pour le député LR Thierry Solère, les trois parlementaires de gauche qui vont se rendre en Syrie sont "des pieds nickelés"

Publié à 12h01, le 22 septembre 2015 , Modifié à 12h06, le 22 septembre 2015

Pour le député LR Thierry Solère, les trois parlementaires de gauche qui vont se rendre en Syrie sont "des pieds nickelés"
© JACQUES DEMARTHON / AFP

Ce n’est pas la première fois, depuis le début de la crise syrienne, que des parlementaires français se rendent au pays de Bachar El-Assad. Sauf que cette fois-ci, leur escapade est un tout petit peu moins polémique. Trois députés de gauche, Gérard Bapt, Christian Hutin et Jérôme Lambert, ont ainsi annoncé leur intention de se rendre en Syrie, "à titre privé", fin septembre afin, disent-ils, de "manifester la solidarité des parlementaires français avec les minorités d’Orient". Pas question cette fois-ci d’avoir un entretien particulier avec le dictateur syrien.

Il n’empêche. Ce sont, pour le député de Les Républicains Thierry Solère, des "pieds nickelés". Invité de la matinale de LCI / Radio Classique ce mardi 22 septembre, l’homme qui chapeaute la primaire rue de Vaugirard a appelé ses collègues "à la responsabilité". Et de développer :

"

En Syrie, il y a la guerre. En Syrie, il y a des bombardements de la coalition internationale. En Syrie, on voit les Russes qui sont en train d’arriver pour bombarder. Est-ce qu’on a besoin dans ce contexte si compliqué et où on attendrait de la France qu’elle prenne l’initiative d’une coalition internationale de voir trois parlementaires qui vont là-bas ? C’est des pieds nickelés. Ce n’est pas responsable de leur part de faire cela.

"

Gérard Bapt, seul encarté PS, de cette petite délégation, a déjà eu l’accord de Bruno Le Roux qui lui a demandé de ne pas se faire "instrumentaliser" et de ne pas rencontrer Bachar El-Assad. En réponse, le député a promis "d’éviter les dérapages" lors de cette visite.

En mars, lors de la précédente visite, polémique, de parlementaires français en Syrie, Gérard Bapt, président du groupe d’amitié France-Syrie, était déjà de la partie. Et s’était fait remonter les bretelles par les dirigeants socialistes. Jean-Christophe Cambadélis avait souhaité sanctionner l’intéressé, comme Bruno Le Roux qui lui demandait de démissionner de la tête du groupe d’amitié. Avant de faire machine arrière et de demander une simple suspension du groupe.

Du rab sur le Lab

PlusPlus