Pour le maire FN de Cogolin, les identitaires sont juste "des poils à gratter"

Publié à 18h12, le 05 novembre 2014 , Modifié à 18h12, le 05 novembre 2014

Pour le maire FN de Cogolin, les identitaires sont juste "des poils à gratter"
Marc-Etienne Lansade © PHOTOPQR/NICE MATIN

Nommer le co-fondateur du groupuscule d'extrême droite Génération Identitaire responsable de la communication municipale ne pose aucun problème au maire FN de Cogolin.

Interrogé ce mercredi 5 novembre par Var Matin, Marc-Etienne Lansade défend mordicus le recrutement de Julien Langella. Pour lui, le passé de son nouveau responsable de la communication n'est pas un problème. D'ailleurs, l'élu frontiste n'a pas d'a priori sur le mouvement identitaire. Il dit :

Même s'il faisait encore partie des identitaires, cela ne me poserait aucun problème. Ce sont des poils à gratter, qui ont plus une fonction associative que politique.

Mieux, le premier édile varois loue les qualités de sa nouvelle recrue. "Je n'ai aucun problème avec les identitaires. J'ai choisi Julien Langella pour ses compétences en matière de graphisme, de mise en page et de photos. Il n'intervient pas dans ma politique : il est là pour la mettre en page", précise l'élu frontiste.

Le quotidien Var Matin rappelle cependant que la recrue a occupé le chantier de la mosquée de Poitiers en 2012, en arborant des banderoles islamophobes. Ce à quoi Marc-Etienne Lansade répond :

Ce qu'il a fait s'inscrit merveilleusement bien dans ma vision de la politique nationale.

D'ailleurs, le maire de Cogolin se moque de savoir si Julien Langella a un casier ou non. "Je choisis les gens en fonction de leurs compétences", répète-t-il.

Lundi 3 novembre, interrogé par les Inrocks, Marc-Etienne Lansade avait déjà défendu la nomination de Julien Langella. "[Génération identitaire] a une image négative pour vos lecteurs mais par pour mes électeurs", avait-il estimé.

De son côté, le collectif de citoyens cogolinois Place Publique s'est inquiété dès le 3 novembre de cette nomination. "Après un maire inconnu venu de Neuilly, un premier adjoint révoqué de la police municipale cannoise, un directeur de cabinet parisien, un conseiller en urbanisme issu du clan Balkany, une société de communication du QG de Marine Le Pen, voici un chargé de communication fiché à la DCRI pour activisme d’extrême droite et hooliganisme…" écrit le collectif sur son blog.

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