Pour le trésorier du PS, il n'y a "aucune raison de douter" des comptes de campagne de Benoît Hamon

Publié à 11h30, le 24 août 2017 , Modifié à 17h19, le 24 août 2017

Pour le trésorier du PS, il n'y a "aucune raison de douter" des comptes de campagne de Benoît Hamon
Qui aime ces propos ? © AFP
Image Etienne Baldit


EN RÈGLE - Aussitôt connue la somme dépensée par Benoît Hamon pour sa campagne présidentielle, de sévères critiques se sont élevées dans les rangs socialistes. Et particulièrement parmi les cadres les moins bienveillants envers l'ancien candidat. Certains, comme le très hollandais Julien Dray, ont demandé "un audit" de cette campagne à 15 millions d'euros (soit 6,5€ la voix), la plus chère de 2017 derrière celle d'Emmanuel Macron et devant celles de François Fillon, Marine Le Pen ou encore Jean-Luc Mélenchon.

Les proches de l'ex-ministre de l'Éducation nationale ont déjà répondu à ces critiques, faisant valoir à juste titre que ce montant était tout de même nettement inférieur 1) au plafond de dépenses autorisées et 2) à la plupart de ce que les "gros candidats" dépensent habituellement pour ce scrutin (du moins jusqu'à cette année). Mais cela n'a pas vraiment éteint la polémique. Alors jeudi 24 août, c'est au tour du trésorier du PS de tenter de calmer le jeu.

Dans Le Parisien, Jean-François Debat (qui n'est pas réputé pour une quelconque proximité avec Benoît Hamon) assure que les factures ont été visées par l'expert-comptable du parti et qu'il "ne [voit] aucune raison de douter de ces comptes" de campagne. Il ajoute, en référence aux 15 millions d'euros tant critiqués :

Une campagne coûte à peu près cela pour le candidat d'un grand parti, même si on aurait pu économiser 1 million.

Jean-François Debat a même été encore plus clair dans l'après-midi sur Twitter :





Si le score final de Benoît Hamon (6,3%) et le ratio coût/bénéfice (en suffrages) peuvent donc être critiqué, il semblerait en tout cas que la sincérité des comptes de campagne ne soit pas en cause. En somme : circulez, y'a rien à voir.

>> À lire : Suspecté d'avoir détourné l'argent de sa campagne, Hamon estime que "les amis de Hollande" sont jaloux de son succès

"Ce n'est pas une question financière, juste un truc politique pour nous emmerder !", renchérit Régis Juanico, député socialiste et ex-trésorier de la campagne du vainqueur de la primaire. C'est sa réponse à une nouvelle polémique évoquée par Le Parisien ce jeudi : certains au PS suspectent que le meeting de lancement du mouvement de Benoît Hamon (qui quittait alors le parti), le 1er juillet, ait été financé au moyen de fonds "discrètement soustraits de sa campagne présidentielle financée quasi intégralement par le PS".

Il est pourtant "impossible d'intégrer [aux comptes de campagne] des dépenses sans lien avec les élections", conteste cependant Régis Juanico, tandis que nos confrères précisent qu'"aucun élément matériel ne permet, pour l'instant, d'étayer" la thèse d'une telle manip'.

Et Benoît Hamon a répondu à ces accusations depuis les journées d'été d'EELV à Dunkerque ce jeudi. Il s'est dit "très tranquille" et a assuré qu'"il n'y a rien à trouver" au sujet de ce meeting. Et d'accuser les hollandais "Julien Dray, Stéphane Le Foll et François Rebsamen" d'être derrière cette polémique, soulignant qu'ils ne l'avaient "pas soutenu" pour la présidentielle et leur reprochant de "faire de la vieille politique" :







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