Pour Luc Carvounas, Manuel Valls "se trompe" en refusant de soutenir Benoît Hamon

Publié à 09h24, le 20 mars 2017 , Modifié à 09h36, le 20 mars 2017

Pour Luc Carvounas, Manuel Valls "se trompe" en refusant de soutenir Benoît Hamon
Luc Carvounas et Manuel Valls. © JACQUES DEMARTHON / AFP
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Loïc Le Clerc pour

Fidèle vallsiste, ne demandez pas à Luc Carvounas de se trahir et de taper sur son ancien champion. Invité ce lundi 20 mars sur CNews, "Luc Carvounas (oui, il parle de lui à la troisième personne), il est socialiste et il a fait la campagne de Manuel Valls en 2011 et en 2017. Moi, j’ai perdu avec lui." Son rôle à lui, c'est de tendre les mains dans les deux sens pour réconcilier les deux finalistes de la primaire de la Belle Alliance Populaire.

Que Manuel Valls ne respecte pas son engagement de soutenir le vainqueur de la primaire, qu'il lui ait refusé son parrainage ou qu'il s'affiche auprès d'un François Bayrou tout juste "en marche", non, non, non, ça ne sert à rien d'insister, Luc Carvounas n'en dira rien. Bon, finalement, il le lâche quand même.

- Jean-Pierre Elkabbach : Qu’est-ce que vous lui dites ?

- Luc Carvounas :  Je pense qu’il se trompe. Je pense qu’on a besoin d’un homme comme lui dans cette campagne pour cranter le petit plus.

Une nouvelle étape après son interview au Monde, le 13 mars, où il appelait l'ancien Premier ministre à "mouiller la chemise" pour le candidat socialiste. Luc Carvounas avait pourtant tenu le choc jusque-là, faisant mine de ne pas prendre parti. Mais tout est parti de cette question de Jean-Pierre Elkabbach, a priori tout à fait anodine : "Quand les vallsistes s'éloignent des frondeurs du PS, vous les rejoignez. Qui se trompe, Luc Carvounas ou Manuel Valls ?

Manuel a fait un choix, c’est le sien. Je suis trop ami avec lui, j’ai fait trop de plateaux pour défendre sa parole et son action, pour que vous m’entendiez aujourd’hui dire des choses qui n’aillent pas dans ce sens-là. Je les lui dis en privé et je respecte son choix.

Manuel Valls "se trompe". Voilà ce que le maire d'Alfortville lui dit en privé (et sur le plateau de CNews). Mais qu'on se rassure, Luc Carvounas juge que ces divergences, "c'est normal, ça n’enlève rien à l’amitié". Et le sénateur de se répéter, au cas où : "Vous ne me verrez pas renier mes amitiés, mais être derrière celui qui est candidat du PS."

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