Pour Macron, "l'autorité de l'Etat", c'est lui, "l'autoritarisme", c’est Valls

Publié à 20h12, le 11 décembre 2016 , Modifié à 20h26, le 11 décembre 2016

Pour Macron, "l'autorité de l'Etat", c'est lui, "l'autoritarisme", c’est Valls
© Montage via AFP et Capture d'écran TF1
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On le sait, Emmanuel Macron et Manuel Valls ne s’apprécient pas beaucoup. Dimanche 11 décembre, lors de l’émission Vie politique sur TF1, le leader d’En Marche! a nettement pris ses distances avec l’ancien Premier ministre, candidat à la présidentielle via la primaire de la Belle Alliance Populaire. Il l'a même dézingué. Interrogé par Gilles Bouleau sur ce qui le sépare de Manuel Valls, Emmanuel Macron a répondu :



Nous avons plusieurs différences. Nous n’avons pas la même vie. Le bois des hommes n’est pas le même. Je ne sais pas quel est le programme de Manuel Valls. Nous avons des vraies différences sur le plan économique et social, nous n’avons pas défendu les mêmes choses. J’ai souhaité aller plus loin dans les réformes, il ne m’a pas suivi en tant que Premier ministre. J’ai souhaité une vraie modernisation, une entrée dans le 21e siècle de notre économie. Je suis un européen convaincu ce qui n’est pas son histoire et moi je souhaite très profondément qu’on aille plus loin dans la refondation de notre politique européenne (…) Nous n’avons pas le même rapport à la société française, à la République. Je crois dans une République ferme, je crois à la laïcité de 1905. Je crois dans l’autorité de l’Etat mais pas l’autoritarisme. Nous avons eu des désaccords sur la déchéance de nationalité et le traitement de la question du terrorisme.

Une allusion, sans doute, au recours (à plusieurs reprises) du gouvernement à l'article 49-3 afin de faire passer au forceps la loi Macron, en 2015. Sur RTL, mercredi 7 décembre, le hollandais François Rebsamen avait déjà mis en garde Manuel Valls. Selon le maire PS de Dijon, si l’ancien Premier ministre "a une autorité naturelle", "elle ne doit pas se transformer en autoritarisme".

 



[BONUS TRACK] Alerte lapsus

Un lapsus révèle parfois de nombreuses choses. Celui que vient d'effectuer Emmanuel Macron lors de l'émission Vie Politique, sur TF1, veut certainement dire quelque chose, mais quoi ? 

Interrogé sur la loi El Khomri, il a estimé que la méthode n'a pas été la bonne. Le journaliste Gilles Bouleau lui demande si alors en tant que "conseiller de François Hollande", il n'aurait pas pu voir venir le trouble. Emmanuel Macron a coupé : 

 

Non, j'étais le président de la… j'étais le Président (sourire)... J'étais le ministre de l'Économie et de l'Industrie.








Un bien joli lapsus, donc, immédiatement corrigé par l'intéressé. Oh mais qu'a voulu dire Emmanuel Macron. Président de la Région PACA ? Président de France Télévisions ? Président de l'Olympique de Marseille ? Président de l'Amicale des anciens banquiers ? On sèche… 

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