Pour Manuel Valls, l'abandon de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes peut légitimer les violences des zadistes

Publié à 08h37, le 19 janvier 2018 , Modifié à 08h41, le 19 janvier 2018

Pour Manuel Valls, l'abandon de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes peut légitimer les violences des zadistes
Manuel Valls © AFP
Image Sylvain Chazot


Les Français approuvent à une large majorité l'abandon par le gouvernement d'Edouard Philippe de la construction d'un aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Mais il y en a un qui, en revanche, n'est pas d'accord : le député de l'Essonne Manuel Valls.

Invité de RTL ce vendredi 18 janvier, l'élu estime que cet abandon est "une erreur", "le mauvais choix". Et l'ancien Premier ministre de mettre en avant le résultat de la consultation organisée en juin 2016 sur l'aéroport. 55% des votants s'était dit favorables à cette construction. Pour Manuel Valls, cet abandon, qui remet en cause le résultat de la consultation, peut donc légitimer les violences des minorités radiales. Il dit :

Ce qui m'inquiète - mais je ne fais pas de procès d'intention - c'est que ça peut légitimer ce choix des minorités violentes, radicales, qui se sont opposées à ce projet, par la violence à l'égard des forces de l'ordre, de la presse, des habitants. Et comme il y a d'autres projets d'infrastructures en cours qui voient aussi une contestation…

Manuel Valls parle des pressions qui peuvent être exercées dans d'autres ZAD ou sur d'autres projets même s'il assure ne pas vouloir "comparer les dossiers".

"Il faut faire attention", dit-il. "Ce projet était indispensable pour la métropole de Nantes, pour la région Pays de la Loire, pour la Bretagne. À partir du moment où ce projet est abandonné, il faudra trouver des compensations. Or, elles vont être difficile à trouver, à travers l'agrandissement, auquel je ne crois pas, de l'aéroport de Nantes", estime encore Manuel Valls.  

Jeudi, sur BFMTV, le sénateur LR de Vendée Bruno Retailleau avait considéré que l'abandon de Notre-Dame-des-Landes était "la victoire de la violence". "On sait qu'en France, on peut arrêter n'importe quel projet", avait-il ajouté. 

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