Pour Marion Maréchal-Le Pen, Bachar Al-Assad a le "mérite" de "préserver relativement le droit des femmes" en Syrie

Publié à 09h57, le 18 mars 2013 , Modifié à 15h28, le 18 mars 2013

Pour Marion Maréchal-Le Pen, Bachar Al-Assad a le "mérite" de "préserver relativement le droit des femmes" en Syrie
Marion Maréchal Le Pen le 18 mars 2013 (images BFMTV)
Image Delphine Legouté

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Invitée de BFMTV ce 18 mars pour l'une de ses rares grandes interviews matinales nationales, Marion Maréchal-Le Pen n'a pas dévié de la ligne frontiste, notamment sur la question syrienne. Interrogée sur l'opportunité de la France de livrer des armes à la Coalition nationale syrienne, la députée de 23 ans a préféré mettre en avant les "mérites du régime" de Bachar Al-Assad :

On va aller armer une résistance extrêmement hétérogène dont on sait qu’une grande partie est composée d’islamistes.On va faire tomber un régime qui est, certes, éminemment critiquable, probablement abjecte sur beaucoup de choses, mais qui avait deux mérites.Le premier était de préserver relativement le droit des femmes.Le second était de faire cohabiter pacifiquement des minorités qui demain vont se faire massacrer.

[>> lire à ce propos le rapport 2012 de Human Rights Watch sur la Syrie]

La benjamine de l'Assemblée ne va pas jusqu'à apporter son soutien au dictateur mais assure, dans la droite lignée du Front national, que "c'est au peuple syrien de prendre son destin en main".

Sans aller jusqu'à faire l'éloge des droits des femmes en Syrie ou à vanter les "mérites" du régime du dictateur, Marine Le Pen a toujours montré sa méfiance vis-à-vis du mouvement contestataire, parlant de "récupération des révolutions par les islamistes".

Lors d'une interview pour la chaine pro-Assad en Syrie début janvier, la présidente du FN avait dénoncé "l'ingérence" des pays occidentaux dans les affaires syriennes :

J'ai pensé, dès le départ que c'était par la diplomatieque l'on pouvait tenter de trouver la voie du dialogue mais cela n'a pas été le cas. (...)La réalité, c'est que nous avons contribué à conseiller les rebelles syriens qui eux-mêmes ont été pris en main par les islamistes, que nous nous sommes servis de nos alliés qataris et saoudiens pour les armer et qu'aujourd'hui on est face à une guerre civile dont évidemment les populations sont les premières victimes

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