Pour Matthias Fekl, l'adoption éclair du mariage gay en Allemagne est la preuve que les ordonnances sont inutiles

Publié à 15h05, le 01 juillet 2017 , Modifié à 15h07, le 01 juillet 2017

Pour Matthias Fekl, l'adoption éclair du mariage gay en Allemagne est la preuve que les ordonnances sont inutiles
Matthias Fekl et Emmanuel Macron quand ils étaient collègues au gouvernement. © AFP
Image Sébastien Tronche


Battu, comme de nombreux socialistes sortants, dès le premier tour des élections législatives, Matthias Fekl fait partie de ceux qui veulent contribuer à la "reformulation" - le mot est de Jean-Christophe Cambadélis – du Parti socialiste et de la gauche de gouvernement.

Et celui qui a signé une tribune dans Libération le 21 juin en compagnie de Najat Vallaud-Belkacem et d’Olivier Faure pour "réinventer la gauche de demain" n’est pas le socialiste le plus fan d’Emmanuel Macron. Matthias Fekl se positionne ainsi clairement dans l’opposition, estimant qu'on "ne peut pas reconstruire la gauche en soutenant un gouvernement de droite". Lui n’aura de toute façon pas à voter la confiance au gouvernement d’Edouard Philippe puisqu’il n’est plus député mais s’oppose aux ordonnances pour réformer le droit du travail, ce *boulet* qui "n’est fait que pour embêter 95% des entreprises", selon la ministre du Travail.

Dans un tweet publié vendredi 30 juin, le fondateur du mouvement Movida, franco-allemand, sous-entend que l’adoption éclair du mariage gay en Allemagne est bien la preuve que les ordonnances sont inutiles :

En Allemagne, vote du mariage pour tous en un jour : une démocratie efficace est possible sans ordonnances. Il faut une nouvelle République.

A la différence de la France où les débats ont été plus qu’animés et ont duré avec l’irruption brutale de La Manif pour tous, l’Allemagne a adopté en une semaine le mariage homosexuel. Et ce malgré le vote contre de la chancelière Angela Merkel.

Déjà, quand Matthias Fekl était au gouvernement, celui qui a terminé le quinquennat de François Hollande comme ministre de l’Intérieur, s’opposait régulièrement à Emmanuel Macron. Il était même présenté comme "l’anti-Macron" quelques semaines après avoir répondu à celui qui allait remporter l’Elysée que le libéralisme n’est pas de gauche.

Après sa défaite au premier tour des législatives, Matthias Fekl avait également jugé qu’Emmanuel Macron voulait "éliminer tous ceux dans sa génération qui peuvent le gêner". Notamment lui, visiblement.

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