Pour Mounir Mahjoubi, le groupe LREM à l'Assemblée jouera aussi le rôle de "contre-pouvoir"

Publié à 08h56, le 16 juin 2017 , Modifié à 15h49, le 16 juin 2017

Pour Mounir Mahjoubi, le groupe LREM à l'Assemblée jouera aussi le rôle de "contre-pouvoir"
Mounir Mahjoubi, secrétaire d'Etat au Numérique et candidat dans la 16ème circonscription de Paris © BERTRAND GUAY / AFP
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Loïc Le Clerc pour

Invité ce lundi matin des 4 Vérités sur France 2, le secrétaire d'Etat au Numérique et candidat dans la 16ème circonscription de Paris, Mounir Mahjoubi, a exposé sa vision des rapports de force de la prochaine Assemblée nationale.

La République en marche (LREM) aura vraisemblablement la majorité absolue, dimanche 18 juin, lors du second tour des élections législatives. Elle est même donnée au-delà des 400 députés. Une armée de macronistes qui doivent tout à leur président. D'où cette question : va-t-on avoir une Assemblée de godillots ? Mounir Mahjoudi y répond de la sorte :

Je n'ai absolument pas peur d'une Assemblée godillote. Vous allez avoir des gens qui vont débattre, qui ne seront pas toujours d'accord. On va enfin remettre de la vie et du débat à l'Assemblée.

Du débat, des désaccords, oui, mais pas besoin des autres pour ça. Voilà le message que Mounir Mahjoubi ne cache pas : "Le contre-pouvoir existera" car "ce qui a fait La République en marche, c'est ce débat interne". Sans nier l'existence d'une réelle opposition au groupe LREM (mais qui ne pourra mathématiquement pas bloquer quoi que ce soit), le secrétaire d'Etat oppose plutôt les pouvoirs exécutif et législatif.

Et l'*opposition* LREM est déjà à pied d'oeuvre. Sylvain Maillard, élu député LREM dès le premier tour, assure qu'il votera les "six chantiers du 'contrat avec la Nation'" d'Emmanuel Macron, puis qu'après ça, il sera un "député libre". Même son de cloche pour Laeticia Avia, candidate arrivée largement en tête dans la 8e circonscription de Paris. Cette dernière assure qu'elle et d'autres députés LREM vont "challenger le gouvernement".

Après, on peut toujours parler d'introduire une *dose* de proportionnelle, mais franchement, quand on a la majorité et l'opposition dans un même groupe politique au Palais Bourbon, à quoi bon ?

Du rab sur le Lab

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