Pour Nicolas Sarkozy, "dès que vous devenez français, vos ancêtres, ce sont les Gaulois"

Publié à 21h57, le 19 septembre 2016 , Modifié à 14h17, le 20 septembre 2016

Pour Nicolas Sarkozy, "dès que vous devenez français, vos ancêtres, ce sont les Gaulois"
Nicolas Sarkozy © AFP
Image Etienne Girard


Nicolas Sarkozy est un partisan de l'assimilation. Vous savez, cette doctrine qui veut que quiconque peut devenir français, à condition d'abandonner son identité d'origine pour embrasser la culture tricolore. En meeting à Franconville, dans le Val-d'Oise, ce lundi 19 septembre, l'ex-président de la République, candidat à la primaire de la droite pour 2017, a réaffirmé sa position... en se fendant d'une image que certains jugeront provocatrice pour l'expliquer, selon l'AFP :



Dès que vous devenez français, vos ancêtres, ce sont les Gaulois.

Où peut-être s'agissait-il d'un hommage à Goscinny et Uderzo, les créateurs d'Astérix et Obélix ? On vous laisse juge. L'ex-chef de l'État continue en tout cas de se démarquer de ses adversaires à la primaire de la droite en mettant le paquet sur la question de l'identité. Ce positionnement offensif devrait lui permettre, selon lui, de prendre la mesure sur ses rivaux. Dans le même temps, Alain Juppé a mis en garde contre ceux qui "hystérisent" le débat sur l'islam.

Sans doute une pique adressé à Nicolas Sarkozy qui a dénoncé dans son discours "l'islam extrémiste et politique", dont le but serait de "provoquer la République" et a affirmé vouloir "être le porte-parole de la majorité silencieuse". Le tout au cours d'un meeting axé sur la dénonciation de ce qu'il nomme "la pensée unique" :

Si on dit que l'islam pose un problème d'intégration, comme à l'époque, les catholiques ont posé un problème à la République, on est islamophobe. C'est insupportable. Si on dit qu'on ne peut plus continuer avec l'immigration (...) alors on est traité de raciste. C'est insupportable.

La premier tour de la primaire de la droite aura lieu le 20 novembre. D'ici là, beaucoup d'autres meetings auront lieu, ainsi que deux débats mettant aux prises les huit candidats. Soit autant de nouvelles occasions de se démarquer... et d'affirmer ses convictions sur le terrain de l'identité. 

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