Pour un député PS proche de Valls, Macron "est obligé de s’inviter dans la primaire de la droite"

Publié à 09h31, le 31 août 2016 , Modifié à 09h31, le 31 août 2016

Pour un député PS proche de Valls, Macron "est obligé de s’inviter dans la primaire de la droite"
Philippe Doucet et Manuel Valls. © FRED DUFOUR / AFP

Emmanuel Macron ne sera pas candidat à la primaire de la gauche organisée par la Belle alliance populaire du PS. Tous ses proches l’assurent depuis qu’il a quitté, le 30 août, le ministère de l’Economie. Mais quid de la primaire de la droite ? C’est la question que se posent ses opposants à gauche, comme les soutiens de Manuel Valls – qui est sur le même créneau réformiste et social-démocrate que Macron.

Invité de RMC ce mercredi 31 août, le député PS Philippe Doucet estime ainsi que le fondateur de "En marche !" doit "s’inviter dans la primaire de la droite". Car il estime qu’Emmanuel Macron *marche* sur les traces d’Alain Juppé, l’actuel favori des sondages pour le scrutin interne de novembre à LR :

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Pourquoi il se lance maintenant ? Aujourd’hui, Emmanuel Macron est obligé de s’inviter dans la primaire de la droite. Une grosse partie de son électorat potentiel, c’est celui d’Alain Juppé. Si Alain Juppé sort de la primaire, il n’y aura pas d’espace au centre-droit. Le ni droite ni gauche ça fait un peu de gens de droite, un peu de gens de gauche. Pour Emmanuel Macron, il faut qu’Alain Juppé perde la primaire. Il a donc aussi besoin de s’inviter à la primaire de la droite.

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"Il a un profil soit Brutus soit Balladur", ajoute véhément le député PS du Val d’Oise, qui poursuit :

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Ce matin, si vous regardez le dos de François Hollande, il y a un beau trou. C’est la créature de François Hollande.

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Et donc, tout cela peut-il faire les affaires de son champion Manuel Valls, dont il reconnait qu’il aimerait le voir se lancer pour la présidentielle. Au cas où François Hollande renoncerait. Ce qui lui apparaît aujourd’hui le plus probable et raisonnable. "Ça me parait être très compliqué que François Hollande soit aujourd’hui candidat", lance-t-il. Il continue :

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Les livres avec les journalistes, ça m’a paru plutôt un testament qu’une perspective d’avenir. Normalement, ce sont des livres qui sortent après avoir été au pouvoir. Manuel Valls se met dans une logique des institutions de la 5e République. Si François Hollande continue à être à 13%, qu’il se fait dépasser par Montebourg, par Mélenchon, il devra renoncer.

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"Manuel Valls est loyal et il attend", conclut-il.

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