Pour Wallerand de Saint Just (FN), les familles de djihadistes français ne doivent pas revenir en France

Publié à 10h16, le 01 novembre 2017 , Modifié à 10h16, le 01 novembre 2017

 Pour Wallerand de Saint Just (FN), les familles de djihadistes français ne doivent pas revenir en France
© @afp
Image Aurélie Marcireau


En début de semaine, on apprenait qu’un couple avec trois enfants dont un bébé avait demandé au gouvernement de les rapatrier afin d‘être jugés. Le 23 octobre,c’est une vingtaine de familles de femmes parties rejoindre le groupe Etat islamique (EI) qui a écrit au président Emmanuel Macron pour demander également des rapatriements et jugements en France plutôt qu'en Syrie.

Pour Wallerand de Saint-Just, président du groupe FN à la région Île-de-France, c’est assez simple : c’est un aller sans retour. Invité de Sud radio ce 1er novembre et interrogé sur ces familles qui demandent que femmes et enfants reviennent en France, il explique :



Il paraît que jusqu’à maintenant au moins toutes ces familles, ces personnes, recevaient toutes les allocations et autres possibles de la part des organismes de sécurité sociale, ce qui est encore un scandale absolument incroyable...

Le journaliste insiste et demande s'ils doivent ou non revenir, le trésorier du FN continue :



Non, nous avons dit que ces personnes étaient là-bas en Syrie et Irak et elles devaient être prises en main par les autorités syriennes et les autorités irakiennes. Qu’elles devaient éventuellement être condamnées là-bas, purger leur peine là-bas et ne pas revenir en France. Nous devons tout faire pour qu’elles ne reviennent pas en France et il faut aussi utiliser d’autres points de notre droit pour les mettre totalement hors d’état de nuire.

Interrogée sur ces retours, Marine le Pen a demandé le 31 octobre sur LCP que les femmes, si elles sont rapatriées, soient incarcérées et les enfants récupérés par les famillessi ces dernières ne cultivent pas "une idéologie d’islamisme radicale".

Lors d’une conférence de presse le 30 octobre suite à la signature de la loi antiterroriste, Gérard Collomb a été interrogé sur les demandes de ces familles, il a répondu :



Pour ceux qui sont encore sur le territoire, lorsqu’il s’agit de l‘Irak, les tribunaux irakiens peuvent les juger. Pour ce qui concerne la Syrie, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères prend en charge leur cas et les traite individuellement.  

Selon le gouvernement français, environ 1.700 Français sont partis rejoindre les zones djihadistes irako-syriennes à partir de 2014. Sur ce total, 278 sont morts et 302 sont revenus en France (244 adultes et 58 mineurs). Les autres ont été soit capturés par les forces qui combattent l'EI en Syrie et en Irak, soit tués dans les combats, soit ont fui vers les derniers territoires tenus par l'EI ou d'autres foyers djihadistes. 

 







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