Pour Xavier Bertrand, le gouvernement est "cynique" en taxant les retraités car il sait qu'"ils n'iront pas manifester"

Publié à 08h13, le 17 janvier 2018 , Modifié à 08h34, le 17 janvier 2018

Pour Xavier Bertrand, le gouvernement est "cynique" en taxant les retraités car il sait qu'"ils n'iront pas manifester"
Xavier Bertrand © PHILIPPE HUGUEN / AFP
Image Sylvain Chazot


Xavier Bertrand n'est pas macroniste. Bien au contraire. Ce n'est pas parce qu'il a claqué la porte de Les Républicains quand Laurent Wauquiez en prenait le commandement que le président des Hauts-de-France est soudainement devenu un fanzouze du chef de l'État.

Celui qui pense de plus en plus à 2022 - et pas uniquement quand il se rase - fait donc part, ce mercredi 17 janvier dans Le Parisien, de ses "véritables inquiétudes" quant à la politique menée par l'actuel Président. "Le rôle d’un président, c’est de rassembler. Or, j’ai quand même le sentiment que la politique qu’il mène avec son gouvernement, ce n’est pas une politique pour tous les Français et pour tous les territoires", affirme ainsi Xavier Bertrand, précisant :

Sur la fiscalité, la façon dont les retraités sont par exemple traités aujourd’hui avec la hausse de la CSG n’est pas convenable. Leur prendre quelques dizaines d’euros chaque fin du mois, c’est cynique. Car le gouvernement sait très bien qu’ils n’iront pas manifester dans la rue pour se plaindre. Cette méthode n’est pas juste.

Au 1er janvier 2018, le taux de CSG a augmenté de 1,7% sur les pensions de retraite supérieures à 1.200 euros mensuels brut et qui a suscité beaucoup de critiques, notamment du côté de LR. Mais les "véritables inquiétudes" de Xavier Bertrand au sujet d'Emmanuel Macron ne concernent pas uniquement la hausse de la CSG.

"Sur toutes les questions régaliennes, je ne pense pas qu’il ait totalement conscience des menaces. On le voit bien sur des thèmes comme la défense, la sécurité, la justice, ou encore le principe de laïcité, où je ne suis pas sûr que le président ait pris conscience de la gravité des dangers. Il a plus d’appétit pour les questions économiques", dit-il encore au Parisien. Un petit caillou de plus déposé sur le chemin d'une candidature pour la présidentielle 2022. Lui-même d'ailleurs confie avoir "un agenda" pour cette année-là...

Du rab sur le Lab

PlusPlus