Pourtant investie par le PS, Marisol Touraine se présente comme "majorité présidentielle" et gomme toute référence au PS dans sa lettre de candidature

Publié à 19h58, le 21 mai 2017 , Modifié à 09h20, le 22 mai 2017

Pourtant investie par le PS, Marisol Touraine se présente comme "majorité présidentielle" et gomme toute référence au PS dans sa lettre de candidature
© Capture d'écran sit web
Image Aurélie Marcireau


Marisol Touraine est restée très prudente pendant la campagne présidentielle. Elle ne fait pas partie de ces ministres ou élus qui ont rallié Emmanuel Macron avant le premier tour de la présidentielle. Mais sa mise en marche est visiblement très rapide. Investie par le PS dans sa circonscription (la 3ème de l'Indre-et-Loire), l'ex-ministre de la santé a publié ce 21 mai sa lettre de candidature accessible sur son site de campagne.

Investie par le PS ? Ce n'est pas une évidence. Nulle référence au parti de la rue de Solférino sur ces documents, comme l'a repéré un journaliste de Libération.





Effectivement, on peut lire sur la première page qu'elle est "candidate de la majorité présidentielle avec Emmanuel Macron". Dans sa lettre, le PS n’apparaît nulle part. Elle indique juste savoir d'où elle vient, à savoir de "la gauche réformiste". Étonnant.

De quoi faire très plaisir aux membres du Parti socialiste. Il faut dire que la voie est libre. Cette circonscription fait partie de celles (une cinquantaine) où La République en marche ne présente pas de candidat pour préserver les chances des sortants. Mais Marisol Touraine va plus loin, n'ayant visiblement pas entendu Jean-Christophe Cambadélis indiquer que le PS n'est pas dans la majorité présidentielle. Car elle s'y inscrit, malgré son investiture par le PS donc.







[EDIT 22/05]

L'absence du sigle de la rose sur les affiches de campagne de plusieurs candidats investis par le PS aux élections législatives ne fait pas plaisir à Julien Dray. Ce lundi 22 mai sur RTL, il a réagi ainsi :



Je pense que quand on est socialiste, on s’assume socialiste. On peut reconnaître ses erreurs. On peut reconnaître qu’il y a eu des choses qui n’ont pas forcément bien marché. On peut aussi défendre ce qui a bien marché, parce que ce n’est pas honteux de défendre ce qui a bien marché. Quand on regarde ce qui ce passe en matière de chômage notamment, quand on regarde ce qui se passe en matière d’éducation. Mais quand on commence à casser son sigle vous savez, les gens se disent 'mais pourquoi ils sont gênés, mais qu’est-ce qui ne va pas ?'.

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