Présidentielle : Jean-Luc Mélenchon ne fera pas connaître son vote pour le second tour

Publié à 12h58, le 26 avril 2017 , Modifié à 13h20, le 26 avril 2017

Présidentielle : Jean-Luc Mélenchon ne fera pas connaître son vote pour le second tour
© PIERRE ANDRIEU / AFP
Image Julien Chabrout


C’est une nouvelle surprise dans cette campagne. Jean-Luc Mélenchon ne dira à aucun moment avant le 7 mai quel sera son choix personnel de vote au second tour de la présidentielle. Et ce quel que soit le résultat de la consultation engagée auprès des militants de La France insoumise, qui sera connu le 2 mai.

"Dans notre mouvement, il y aura plusieurs opinions", qui seront publiées le 2 mai, a expliqué lors d'une conférence de presse ce mercredi 26 avril le porte-parole du candidat Alexis Corbière comme l'a rapporté l'AFP. Mais il faut "faire la différence entre un choix intime et un choix politique", a-t-il ajouté.







Alexis Corbière a toutefois précisé qu'"aucune voix (n'ira) pour le Front national". Ce choix ne figure d'ailleurs pas dans les trois options proposées aux quelque 430.000 soutiens de La France insoumise actuellement consultés : le vote en faveur d'Emmanuel Macron, le vote blanc ou nul ou l'abstention.

Interrogé sur le silence de Jean-Luc Mélenchon depuis son discours amer au soir de son élimination au premier tour, son équipe a assuré qu'"il s'exprimera dans les prochains jours"."C'est une fausse petite musique", a pesté Alexis Corbière. "Il va très bien, c'est plus lui qui m'a réconforté que l'inverse, son appétit de combat politique est totalement maintenu, c'est un faux sujet", a assuré le porte-parole, qui avait un peu plus tôt dans la journée accusé Benoît Hamon d'avoir permis la qualification de Marine Le Pen au second tour.

"La consultation des militants si on n'allait pas au deuxième tour, et le fait de ne pas donner de consigne de vote est connu depuis plus d'un an", a de son côté rappelé Manuel Bompard, le directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon. "Jean-Luc Mélenchon a respecté les engagements qui ont été pris, il n'a rien trahi", a-t-il insisté alors que le refus de prendre position du candidat de la France insoumise est sujet à polémique depuis dimanche soir. Ce choix a en effet été critiqué par plusieurs élus socialistes, comme Jean-Christophe Cambadélis, ou des responsables d'En Marche! comme Richard Ferrand. Se démarquant de la France insoumise, le PCF a quant à lui appeler à "barrer la route" à Marine Le Pen.

 

Du rab sur le Lab

PlusPlus