Primaire : après les attaques de François Fillon, LR veut imposer un code de bonne conduite

Publié à 15h20, le 29 août 2016 , Modifié à 15h22, le 29 août 2016

Primaire : après les attaques de François Fillon, LR veut imposer un code de bonne conduite
François Fillon, tout triste d'avoir reçu un zéro de conduite. © JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

Laurent Wauquiez l’avait promis : lui président de LR (et soutien de Nicolas Sarkozy), il n’attaquerait pas les candidats à la primaire. Pas de petite phrase, pas de pique sous-entendues, rien. Mais est-ce pour autant open bar pour les concurrents entre eux ? Eh bien pas du tout, a recadré Valérie Debord. Lors d’un point presse ce lundi 29 août, au siège de son parti, la porte-parole de LR a indiqué :

 

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Nous rappelons, comme notre président l'a indiqué, qu'aujourd'hui, nous souhaitons qu'un code de bonne conduite puisse être tenu, que nous soyons sur le registre des idées et non des personnes. Le parti sera garant de ce fait que nous soyons sur le registre des idées et non des attaques.

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Débattre sur les idées et non attaquer les personnes, voilà une bonne conduite que n’a pas *tout à fait* tenue François Fillon. L’ancien Premier ministre faisait dimanche sa rentrée politique à Sablé-sur-Sarthe. "Qui imagine le général de Gaulle mis en examen ?", a par exemple invectivé le député de Paris, qui a lancé un festival d’attaques à l’endroit de Nicolas Sarkozy, sans jamais le nommer. Celui-ci a indiqué lundi qu'il ne se "donnerait pas le ridicule" de répondre à son ancien Premier ministre.

Interrogée spécifiquement sur ce propos, Valérie Debord a mis en garde :

 

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Le parti souhaite et rappelle la nécessité de l'union pour notre famille politique. Tous ceux qui ne sont pas sur les idées ne rencontreront certainement pas les électeurs car les électeurs sont sur les idées.

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La vice-présidente de la région Grand Est a estimé que les attaques personnelles, "ça ne peut servir personne. Le 27 novembre au soir", jour du second tour de la primaire de la droite, "nous serons tous derrière un ou une candidate. Notre objectif sera de gagner la bataille des idées pour redresser notre pays", a encore ajouté l’ancienne députée.

Reste que, pour le moment, aucune sanction n’est envisagée par le parti en cas d’attaques répétées d’un candidat envers ses concurrents, même si le sujet avait été évoqué en bureau politique au mois de juin. Auprès du Scan du Figaro, Thierry Solère, en charge d’organiser la primaire, a indiqué qu’il présenterait plusieurs propositions fin septembre (une fois établie la liste définitive des candidats) pour régir "le mode de fonctionnement entre nous tous" et "trouver le bon réglage".

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