Primaire de la BAP : Bennahmias ne se présente "que pour participer aux trois débats télévisés"

Publié à 06h55, le 21 décembre 2016 , Modifié à 15h04, le 21 décembre 2016

Primaire de la BAP : Bennahmias ne se présente "que pour participer aux trois débats télévisés"
© MEHDI FEDOUACH / AFP

Ils seront sept à concourir à la primaire de la Belle Alliance Populaire (BAP), qui se déroulera les 22 et 29 janvier prochains. Sept, comme ce fut le cas à la primaire de la droite. Alors, il est tentant de dresser des parallèles. Manuel Valls en Nicolas Sarkozy à qui les anciens ministres balancent un flot de critiques et reproches, Benoît Hamon en François Fillon, le troisième homme qui finit par remporter le scrutin, Sylvia Pinel en Jean-François Copé avec un score possiblement inférieur à 1%.

À ce petit jeu des comparaisons, Jean-Luc Bennahmias pourrait bien s’apparenter à Jean-Frédéric Poisson, en tant qu’inconnu du scrutin. Le co-président de l’Union des démocrates et des écologistes (UDE) l’admet, dans des propos rapportés par Le Canard enchaîné du 21 décembre :

 

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Je ne me présente que pour participer aux trois débats télévisés.

"

Voilà qui a le mérite d’être franc. Les débats avaient ainsi permis à Jean-Frédéric Poisson un formidable gain de notoriété. Celui qui concourait à la primaire sous l’étiquette du Parti chrétien-démocrate (PCD) avait gagné 24 points de bonnes opinions après le premier débat télévisé. L’inconnu de la primaire de la droite avait aussi été le candidat le plus recherché sur Google ce soir-là, et son nom avait été en "trending topic" sur Twitter durant deux heures.

De quoi donner de l’espoir à Jean-Luc Bennahmias ? Pas si sûr. L’*effet Poisson* avait été de courte durée. Si le candidat PCD s’était démarqué au cours du premier débat, notamment par sa défense des syndicats, il avait été quasiment invisible lors des deux suivants, bénéficiant même d’un temps de parole inférieur à la plupart de ses concurrents.

Pour "exister" pendant la présidentielle, cet ex-Verts et ex-MoDem a tenté un coup de com’ en intitulant son bouquin de campagne Un Président devrait dire ça (éd. Les Editions du Net), pour parodier (gentiment) le livre polémique Un Président ne devrait pas dire ça (éd. Stock)... que Jean-Luc Bennahmias n’a même pas lu. Peut-être espère-t-il aussi, grâce à la primaire, vendre quelques exemplaires de cet ouvrage de 85 pages.

Sur Twitter, la "Team Bennahmias" a réagi à cet article. "La primaire de la gauche est démocratique et faite pour dialoguer avec les citoyens, pas avec journalistes, n'en déplaise au Lab". 

 

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[EDIT 15H05] Ajout du tweet de la "Team Bennahmias"

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