Primaire de la BAP : les soutiens de Macron se délectent déjà de la fracture au PS entre Hamon et Valls

Publié à 23h47, le 22 janvier 2017 , Modifié à 23h47, le 22 janvier 2017

Primaire de la BAP : les soutiens de Macron se délectent déjà de la fracture au PS entre Hamon et Valls
Richard Ferrand (à gauche) et Christophe Castaner (à droite) soutiennent Emmanuel Macron

C’est pour le moment le scénario idéal pour Emmanuel Macron.Benoît Hamon et Manuel Valls se sont qualifiés pour le second tour de la primaire de la Belle Alliance Populaire ce dimanche 22 janvier. Avec son avance confortable et le soutien d’Arnaud Montebourg, le député socialiste des Yvelines peut envisager la victoire dans une semaine.

Ce qui serait une bonne nouvelle pour Emmanuel Macron : il serait à la fois débarrassé d’un concurrent proche de sa ligne, Manuel Valls, tout en ayant probablement un boulevard entre François Fillon et Benoît Hamon. Et pourrait récupérer de nombreux soutiens de l’ancien chef du gouvernement.

En attendant, les soutiens d’Emmanuel Macron se délectent déjà de ce duel entre les deux candidats restants. Avec les mêmes éléments de langage : impossible pour Benoît Hamon et Manuel Valls de se réconcilier à l’issue du second tour avec de telles différences idéologiques. C’est ce qu’a déclaré le délégué général d’En Marche! Richard Ferrand sur France 2 :

 

 

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Les deux finalistes ne sont d’accord sur rien. Ils seront dans l’incapacité de se réconcilier, de porter une dynamique. Le problème essentiel, c’est qu’aucun des deux ne sera en capacité de porter une alternative à l’offre conservatrice de François Fillon ou l’offre nationaliste de Marine le Pen. C’est pour ça que nous disons depuis longtemps que le rassemblement des progressistes doit se faire autour d’Emmanuel Macron.

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Sur Europe 1, le porte-parole d’En Marche! Benjamin Griveaux a tenu le même discours :

 

 

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Il n’y a pas les conditions qui sont réunies pour créer une dynamique permettant d’empêcher le duel annoncé bientôt depuis deux ans entre François Fillon et Marine le Pen (…) Ils (Manuel Valls et Benoît Hamon) ont chacun leur sincérité mais avec des différences telles qu’on ne voit pas comment dimanche soir la réconciliation est possible. Ils ne sont pas d’accord sur le modèle économique et social avec le sujet du revenu universel, ils ne sont pas d’accord sur la politique migratoire, ils ne sont pas d’accord sur laïcité, probablement non plus sur la transition énergétique.

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Quant à un autre soutien d’Emmanuel Macron, Christophe Castaner, il a lui aussi employé les mêmes termes sur Twitter : "Comment vont-ils se concilier dimanche prochain", a écrit le député socialiste des Alpes de Haute-Provence sur le réseau social.

 

Dès l’annonce des premiers résultats, Manuel Valls a vivement attaqué Benoît Hamon, évoquant lors de son discours un "choix entre des promesses irréalisables et infinançables (sic) et une gauche crédible qui assume les responsabilités du pays". Ou comment se rappeler au bon souvenir des "deux gauches irréconciliables"

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