Primaire EELV : Cécile Duflot éliminée du premier tour, Yannick Jadot et Michèle Rivasi qualifiés

Publié à 18h59, le 19 octobre 2016 , Modifié à 20h24, le 19 octobre 2016

 Primaire EELV : Cécile Duflot éliminée du premier tour, Yannick Jadot et Michèle Rivasi qualifiés
© AFP
Image Julien Chabrout


Enorme surprise chez les écologistes ce mercredi 19 octobre. La députée de Paris Cécile Duflot est éliminée du premier tour de la primaire EELV. Avec 24,41 % des voix, elle a été devancée par le député européen Yannick Jadot, arrivé en tête avec 35,61 % et la députée européenne Michèle Rivasi (30,16 %). Une autre eurodéputée, Karima Delli, est quant à elle arrivée en quatrième position avec 9,82 %. Plus de 17 000 personnes s’étaient inscrites pour pouvoir voter, alors qu’EELV ne compte plus que 7000 adhérents.

Sur sa page Facebook, Cécile Duflot a indiqué qu'elle ne donnerait pas de consigne de vote pour le second tour d'un scrutin où même les chats pouvaient voter. "Je vous appelle toutes et tous à participer au second tour. Nous avons besoin d’une candidature écologiste qui tienne bon dans la tempête de 2017. Chacune et chacun fera son choix entre les deux candidatures arrivées en tête", a-t-elle indiqué. Et précisé qu'il faudra compter sur elle à l'avenir, malgré ce lourd échec :



Comme depuis les premières années de mon engagement, dans les échecs comme dans les succès, je resterai fidèle à mes convictions et mes valeurs. Je serai au rendez-vous de tous les combats pour l’écologie.

Qualifiée pour le second tour, Michèle Rivasi a évoqué sur Public Sénat une "dure défaite" pour Cécile Duflot. Elle a ajouté: "J’ai senti une très forte demande sur le terrain de ne plus envoyer des gens de l’appareil. Avec toutes les déconvenues que nous avons eues à EELV, il faut renouveler". 

Si l’ancienne ministre du Logement Cécile Duflot était la plus connue des quatre candidats, elle n’était pas forcément considérée comme la favorite du scrutin. Son statut d’ex-ministre de François Hollande lui avait attiré des critiques en interne. Par ailleurs, elle avait tenté au printemps dernier de se présenter à la présidentielle sans passer par la case primaire, critiquant "un exercice qui abime tout le monde et tout particulièrement le/la candidat(e) qui est finalement désigné(e)".

Cécile Duflot avait pourtant minutieusement préparé sa candidature à la présidentielle, bien en amont. Dès juin 2015, elle avait mis sur pied un groupe de travail intitulé "Vital Michalon" en mémoire de ce jeune homme mort en 1977 lors d’une manifestation contre la centrale nucléaire Superphénix de Creys-Malville (Isère). Une quinzaine de personnes y participaient, dont Stéphane Pocrain.

Cécile Duflot avait aussi recruté Caroline de Haas comme directrice de campagne. Un renfort de poids, car cette militante féministe de gauche avait lancé en février dernier la pétition contre la loi Travail qui avait dépassé un million de signatures. L’ancienne ministre du Logement avait même consulté un spécialiste pour rendre sa voix moins "irritante". Elle avait aussi pris le soin d’expliquer en détail les modalités de la primaire EELV. De quoi permettre à la députée écologiste d’être optimiste. Son entourage cité par Europe 1 estimait encore très récemment qu’elle pouvait "gagner dès le premier tour". Raté.



[BONUS TRACK] "Cécile DU FLOP"

Sur Twitter, la défaite de Cécile Duflot a entraîné son lot de réactions, et parfois de jeux de mots plus ou moins drôles. Un ancien candidat à la présidentielle, le chasseur Frédéric Nihous, désormais conseiller régional Les Républicains en région Hauts de France, a ainsi plaisanté. Il a estimé que "ce n'est plus Cécile Duflot mais Cécile DU FLOP". Il a ajouté : "Elle doit être vert de rage". Facile.







[EDIT 20h] Ajout de la réaction de Michèle Rivasi et le tweet de Frédéric Nihous.

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