Primaire EELV : Michèle Rivasi récolte à peine 800 euros pour financer sa campagne de second tour

Publié à 17h07, le 28 octobre 2016 , Modifié à 18h45, le 28 octobre 2016

Primaire EELV : Michèle Rivasi récolte à peine 800 euros pour financer sa campagne de second tour
© JOHN THYS / AFP

BRÈVE DE CAMPAGNE - Il n'en reste plus que deux. A l’issue du premier tour du scrutin, le mercredi 19 octobre, qui a vu l’élimination de Cécile Duflot, deux candidats, tous les deux députés européens, se sont qualifiés :Yannick Jadot et Michèle Rivasi. Pour financer sa campagne de second tour et notamment ses "déplacements et frais de communication", cette dernière a lancé une cagnotte sur Leetchi. En un peu plus d’une semaine,l’élue écologiste a récolté seulement 828 euros. C’est le chiffre qui s’affichait sur les compteurs ce vendredi 28 octobre après-midi. Le même que la veille.

 

Une somme faible donc. Mais Michèle Rivasi a pris le soin de ne pas afficher un objectif pour sa cagnotte. Ce n’est pas le cas, en revanche, de Cécile Duflot. La députée EELV de Paris avait elle aussi lancé une cagnotte sur Leetchi. Son but ? "Récolter des fonds pour rembourser les dépenses qui ont eu lieu dans le cadre de la campagne de Cécile Duflot pour la primaire de l’écologie (5000 euros) et financer le week-end ‘Après demain’  (5000 euros)", autrement dit la réunion de ses soutiens pour faire un point sur son avenir politique.

On est très très loin du compte. Seulement 12 personnes avaient participé ce vendredi 28 octobre, pour un montant de 1180 euros sur les 10 000 euros souhaités, soit 11 % de l’objectif initial, même s’il reste encore 39 jours pour participer. Plusieurs cadres écologistes ont participé et affiché publiquement la somme dépensée pour soutenir la campagne de Cécile Duflot : sa directrice de campagne Caroline de Haas (40 euros),  le conseiller de Paris Yves Contassot (200 euros) et Bruno Bernard (300 euros), membre du bureau exécutif national du parti. Pas assez, toutefois, pour que Cécile Duflot rentre dans ses comptes. Quand ça ne veut pas

 

Les autres candidats qui participaient à cette primaire, Yannick Jadot et Karima Delli, n’ont quant à eux pas lancé de cagnotte pour financer leur campagne. C’est ce que précise le premier au Lab et l’entourage de la seconde au Lab. "Nous avons eu très peu de frais, des pots avec des militants principalement", souligne l’entourage de la députée européenne, qui soutient Yannick Jadot pour le second tour du scrutin. Les quatre candidats ont en effet dû faire avec les moyens du bord lors d'une campagne low cost qui les a conduit à privilégier bénévolat et hébergements chez les militants. Comme une répétition de la campagne présidentielle des écologistes si le ou la candidate EELV obtient ses parrainages.

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