Pro et anti-Fillon s'affrontent lors d'un déplacement du candidat LR à La Réunion

Publié à 15h20, le 11 février 2017 , Modifié à 15h29, le 11 février 2017

Pro et anti-Fillon s'affrontent lors d'un déplacement du candidat LR à La Réunion
François Fillon lors de son déplacement à La Réunion. © Richard BOUHET / AFP

Le déplacement de François Fillon à La Réunion avait bien commencé. Comme l’a noté franceinfo:, une centaine de personnes avait accueilli le candidat Les Républicains à la présidentielle ce samedi 11 février sur fond de musique créole, alors qu’il débutait son déplacement de trois jours sur l’île.

Le repos de François Fillon n’a été que de courte durée. Un peu plus tard, vers 17 heures (heure locale), la situation s’est en effet sérieusement envenimée selon des journalistes du Parisien et du Monde. Une bagarre a brièvement opposé des partisans de l’ancien Premier ministre a un groupe d’une quinzaine de manifestants "anti-corruption", relate Le Parisien. Ces derniers, munis de casseroles, brandissaient des pancartes où on pouvait notamment lire "Non aux emplois fictifs", en référence au Penelope Gate.

 

 

Les partisans du candidat, plus nombreux, ont "porté des coups sur les manifestants, principalement des femmes", écrit le Parisien. Selon l'AFP,ces femmes font partie de l'association des "Révoltés du 974" (le numéro du département, ndlr). Des policiers se sont interposés lors de cette bagarre, selon un journaliste du Monde. D’après ce dernier, les pro-Fillon ont arraché les banderoles et les ont jetées dans un fossé.

 

 

 

François Fillon, qui s’entretenait avec le responsable de l’entreprise Akuo Energies pendant ce bref incident, a poursuivi son déplacement pour visiter une ferme photovoltaïque – aussi piscicole – à Etang Salé, sous l’œil des photographes.

 

Les déplacements de François Fillon sont décidément bien compliqués depuis les premières révélations du Canard enchaîné sur les soupçons d’emplois fictifs de sa femme Penelope Fillon à l’Assemblée nationale et de deux de ses enfants au Sénat. A Charleville-Mézières (Ardennes), le 2 février, il avait déjà été insulté. Au Futuroscope (Vienne) jeudi 9 février, plusieurs personnes massées devant l’entrée du meeting du candidat avaient crié "voleurs" ou encore "Fillon en prison".

Quant aux journalistes, ils sont même désormais hués par toute une salle de militants LR, comme lors de la réunion publique de François Fillon au Futuroscope, lors d’une intervention du sénateur LR Jean-Pierre Raffarin. Et ce n’est sans doute que le début : il reste encore trois mois de campagne avant le second tour de la présidentielle. 

Du rab sur le Lab

PlusPlus