Quand Benoît Hamon explique qu’avec Hollande, ils ont parlé, lors de leur rendez-vous, de tout sauf de politique française

Publié à 12h52, le 02 février 2017 , Modifié à 12h54, le 02 février 2017

Quand Benoît Hamon explique qu’avec Hollande, ils ont parlé, lors de leur rendez-vous, de tout sauf de politique française
Image Aurélie Marcireau


La rencontre a été sollicitée par Benoît Hamon au lendemain de sa victoire à la primaire de la Belle Alliance Populaire le 29 janvier dernier. Benoît Hamon a demandé à rencontrer le Président. Après une entrevue « service minimum » avec Bernard Cazeneuve chef de la majorité lundi, ce rendez-vous entre les deux hommes – qui ne s’apprécient que peu– était très attendu.

On sait François Hollande passionné d’actualité et de politique française. On sait Benoît Hamon confronté à une équation pas facile : donner des gages en assumant *un peu* le bilan du quinquennat, parler à sa gauche, retenir les départs vers Macron… Ajoutez à tout cela, une situation politique inédite. Mais non, selon le compte-rendu fait par Benoît  Hamon ce jeudi 2 février, à la sortie de cette rencontre, les deux hommes ont fait le tour des sujets planétaires quasiment sans s’arrêter sur la politique française.

Le candidat PS explique :

Nous avons échangé sur la construction européenne, les prochaines étapes à venir (…) discuté des questions de défense européenne. (…) Nous avons évoqué ce que sera l’engagement des Etats-Unis de Donald Trump sur le traité de Paris.(…) Autour de ces questions, nous avons eu un échange très important, intéressant. Le Président est toujours directement en première ligne sur ces questions. Cela a fait le cœur de nos échanges. Le Président est toujours le Président. J’appartiens à la même famille politique que lui, je le connais mais nous avons parlé de ce qui relève aujourd’hui des grands sujets sur lesquels la France est impliqué et joue un rôle décisif.

    Et les sujets de politique française ? Non. Il répond :  

Je veux me tourner vers la page qu’il nous revient d’écrire. J’en ai parlé très librement avec le Président qui, très librement, m’a donné son avis, son expérience qui est très grande. Les relations avec les Etats-Unis et la Russie (...) sont des sujets beaucoup plus importants que commenter les affaires des Républicains.

Alors cette question du bilan du quinquennat, que Bernard Cazeneuve lui a demandé d'assumer, un sujet de discussion peut–être ?

On ne part pas de rien. On a évidement parlé de cela mais l’essentiel est de se tourner vers l’avenir.

Il refuse d'en dire plus. Bref pour résumer, ni adoubement, ni passage de témoins, il termine :   



Il n’y a pas de passage de témoin aujourd’hui. Il y a un président qui préside jusqu’à l’élection présidentielle. Il y a la volonté de ma part d‘échanger sur ce que seront les axes de ma campagne.  

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