Quand Bernard Cazeneuve parlait créole pour "calmer Christiane Taubira quand elle s’énervait"

Publié à 13h07, le 18 octobre 2017 , Modifié à 13h07, le 18 octobre 2017

Quand Bernard Cazeneuve parlait créole pour "calmer Christiane Taubira quand elle s’énervait"
© AFP

L’homme de sang-froid du quinquennat Hollande, c’est lui. Loyal, pince-sans-rire, (presque) jamais un mot plus haut que l’autre, Bernard Cazeneuve répète, mardi 17 octobre dans C à vous sur France 5, qu’il ne voulait pas de Matignon. Le Premier ministre le plus bref de l’histoire de la Vème République, de retour sur la scène politique et médiatique avec son ouvrage Chaque jour compte (Stock), livre plusieurs anecdotes sur son rapport aux langues. Et notamment l’allemand qu’il parlait avec Angela Merkel et le créole, appris grâce à son parrain, qu’il utilisait pour "calmer des réunions" avec Christiane Taubira. Il raconte :

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Je ne parle pas toutes les langues. Je ne suis pas, comme disait l’autre, plusieurs fois polyglotte, qui est une formule qui m’a beaucoup amusé, mais celles que je parle, je les parle correctement, en tous les cas j’essaie de ne pas les écorcher trop. J’ai l’amour des langues vivantes, j’aime les apprendre, j’aime la prosodie des mots y compris lorsqu’on les exprime dans une langue qui n’est pas la mienne. Il y a des langues que je parle parce que le hasard de la vie a fait que, notamment le créole qui m’a permis de calmer beaucoup de réunions avec Christiane Taubira au moment où j’étais ministre du Budget, quand elle s’énervait. Et ce qui était le plus drôle, ce n’était pas la tête de Christiane, c’était la tête des inspecteurs des finances qui regardaient tout cela avec amusement.

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À en croire Bernard Cazeneuve, l’ex-garde des Sceaux n’était donc pas surprise d’entendre son collègue parler créole, elle qui a grandi en Guyane. En revanche, les inspecteurs l’étaient, ce que Bernard Cazeneuve trouvait "drôle" (même si on l’imagine mal rire à gorge déployée).



[BONUS TRACK]

On ne résiste pas à vous partager ce *grain de folie* cazeneuvien dévoilé par l’une de ses amies dans un portrait de Libération, ce mercredi :

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Le dimanche, le décontracté de sa tenue consiste à ne pas repasser ses chaussettes.

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