Quand Bruno Gollnisch explique l’absence du bureau du FN à la tribune du 1er mai par une comparaison avec le drame de Furiani

Publié à 09h24, le 01 mai 2015 , Modifié à 10h00, le 01 mai 2015

Quand Bruno Gollnisch explique l’absence du bureau du FN à la tribune du 1er mai par une comparaison avec le drame de Furiani
Bruno Gollnisch. © BORIS HORVAT / AFP

La brouille entre Marine Le Pen et son père Jean-Marie Le Pen aura une conséquence logistique pour le traditionnel défilé du 1er mai du Front national. Le président d’honneur frontiste, ainsi que l’ensemble du bureau exécutif du FN, ne sera pas présent sur la tribune depuis laquelle Marine Le Pen va faire son discours.

A la place des ténors du parti d’extrême droite, prendront place derrière la présidente l’ensemble des nouveaux conseillers départementaux FN élus en mars. Une manière habile de reléguer Jean-Marie Le Pen, que Marine Le Pen ne veut pas voir prendre la parole, au second rang.

Une tactique que minimise Bruno Gollnisch, proche de Jean-Marie Le Pen, d’une comparaison des plus maladroite. Invité de RTL ce 1er mai, l’eurodéputé FN explique ainsi :

"

Je ne suis pas en charge de l’organisation de ce défilé. Je sais que ce qui a été décidé, c’est que sur la tribune, en dehors de la présidente, il y aurait exclusivement nos nouveaux élus départementaux. Ce n’est pas seulement Jean-Marie Le Pen (qui est écarté de la tribune), le bureau du FN sera en bas de la tribune parce que je pense qu’on ne souhaite pas que cette tribune se transforme dans ce qui a été l’épisode désastreux du stade Furiani à Bastia.

"

Bruno Gollnisch fait référence au drame du stade bastiais, dont une tribune s’est effondrée le 5 mai 1992 causant la mort de 18 personnes et en blessant plus de 2300 autres.

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