Quand Bruno Roger-Petit, nouveau porte-parole de l’Elysée, estimait que Bruno Le Maire était "un boulet" pour Macron

Publié à 11h25, le 29 août 2017 , Modifié à 11h27, le 29 août 2017

Quand Bruno Roger-Petit, nouveau porte-parole de l’Elysée, estimait que Bruno Le Maire était "un boulet" pour Macron
Bruno Roger-Petit et Bruno Le Maire. © Capture d'écran de feu le compte Twitter de Bruno Roger-Petit et photo AFP de Bruno Le Maire.
Image Sébastien Tronche


C’est un boulet qui pourrait rester bien accroché au pied de Bruno Roger-Petit, journaliste-éditorialiste à Challenges qui devient au 1er septembre le nouveau porte-parole de l’Elysée version Emmanuel Macron. S’il a supprimé son compte Twitter pour effacer toute archive compromettante, il n’en est pas de même de ses éditos sur Challenges. Et l’un de ses récents écrits pourrait ravir Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie d’Emmanuel Macron et d’Edouard Philippe.

Le 12 juillet, Bruno Roger-Petit se fendait d’un édito intitulé *sobrement* :

Pourquoi Le Maire est un boulet pour Macron et Philippe.

Dans ce texte, qui revenait sur un cafouillage fiscal dans les déclarations de l’exécutif entre le ministre de l’Economie, le Premier ministre et le Président – séquence achevée par le recadrage de Bruno Le Maire -, "BRP" écrivait que "Bruno Le Maire est venu au gouvernement pensant faire du Bruno Le Maire", c’est-à-dire "la jouer perso avant toute chose". Et d’ajouter :

La semaine écoulée, dite semaine du couac fiscal, quatre jours de débats internes au pouvoir dont on commence seulement à cerner les jeux et les enjeux, les auteurs et les acteurs, Bruno Le Maire s'est comporté comme s'il se pensait encore ministre en Chiraquie, ou en Hollandie.

"De quoi le péché de Bruno Le Maire est-il le nom ? En vérité, il est celui de la vieille politique", renchérissait celui qui sera la voix d’Emmanuel Macron à l’Elysée avec la haute main sur le compte Twitter de la présidence et qui prédisait un "destin ministériel compliqué" à l’ancien candidat "du renouveau" à la primaire de la droite :

Mais voilà, Emmanuel Macron n'est pas François Hollande. Et Edouard Philippe n'est pas Jean-Marc Ayrault. Et Le Maire n'est pas Montebourg… Et tout cela se termine par l'épilogue qui augure d'un destin ministériel compliqué…

Et la conclusion de cet édito confortera Bruno Le Maire dans le fait que ce n’est pas un ami qui débarque à l’Elysée :



Bruno Le Maire est un classique intemporel de la vie politique à la française. Le jeune lion devenu vieux avant que d'être vraiment vieux.

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