Quand l'équipe de Sarkozy envisageait de nommer Marine Le Pen à l'Intérieur

Publié à 11h15, le 09 octobre 2012 , Modifié à 11h47, le 09 octobre 2012

Quand l'équipe de Sarkozy envisageait de nommer Marine Le Pen à l'Intérieur
Des affiches de campagne pendant l'élection présidentielle. (Maxppp)
Image Ivan Valerio

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Marine Le Pen au ministère de l'Intérieur. L'hypothèse a été évoquée dans l'équipe de campagne de Nicolas Sarkozy pendant l'entre-deux-tours de la campagne présidentielle, sans toutefois être formulée devant le président-candidat sortant.

L'épisode est révélé dans l'ouvrage d'Éric Mandonnet et de Ludovic Vigogne, Ça m'emmerde ce truc, qui raconte la campagne d'entre-deux-tours de l'ancien chef de l'Etat, à paraitre le 17 octobre prochain chez Grasset.

C'est France Inter qui extrait ce passage mardi matin, expliquant qu'à ce moment de la campagne, les conseillers du président de la République "cherchent le bon geste" pour faire basculer la course à l'Elysée et se rapprocher des électeurs frontistes. 

L'idée vient de Camille Pascal, juste avant le débat face à François Hollande. Un des plus proches conseillers de Nicolas Sarkozy.

En revanche, cette main tendue à Marine Le Pen n'aurait "jamais été formulée devant le président", selon Patrick Cohen, journaliste de France Inter qui raconte l'épisode. 

Au Front national, l'hypothèse fait sourire. Contacté par le Lab, Florian Philippot estime que Marine Le Pen n'aurait "jamais accepté de travailler avec Nicolas Sarkozy"."C'est comique, pas très sérieux, s'il ont vraiment  pensé ça. Et ce que fait Jean-François Copé en ce moment, c'est du Nicolas Sarkozy et du Patrick Buisson, les mêmes ficelles", a-t-il précisé.

A écouter



Dans ce même livre, les auteurs racontent aussi comment le candidat a vécu les instants juste avant le débat télévisé. Le 2 mai 2012, peu avant 21 h. François Hollande et Nicolas Sarkozy allaient débattre en direct sur TF1 et France à quelques jours du second tour. Et Nicolas Sarkozy, devant ces proches, confessa : "ça m'emmerde ce truc." Anecdote qui donnera le titre à l'ouvrage des journalistes. 

Du rab sur le Lab

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