Quand Le Roux et Cambadélis ont des visions bien opposées sur l'intérêt de lire "Un président ne devrait pas dire ça"

Publié à 16h41, le 17 octobre 2016 , Modifié à 16h41, le 17 octobre 2016

Quand Le Roux et Cambadélis ont des visions bien opposées sur l'intérêt de lire "Un président ne devrait pas dire ça"
© Eric FEFERBERG / AFP

Les confidences de François Hollande dans le livre Un président ne devrait pas dire ça (Stock) continuent d’agacer les socialistes. Faut-lire ou non le bouquin des deux journalistes du Monde Gérard Davet et Fabrice Lhomme ? Au PS, deux piliers du parti se sont opposés sur le sujet ce lundi 17 octobre.

Dans son éditorial diffusé sur le site du PS, le Premier secrétaire du parti Jean-Christophe Cambadélis a nettement pris ses distances avec Un président ne devrait pas dire ça. Il déclare :

 

 

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L’accessoire, c’est un livre ni fait ni à faire de confidences qui auraient dû rester des confidences et qui certes posent ce que devrait être, ce que doit être ou ce qu’est l’action gouvernementale ou d’un Président mais ceci a été dévoyé par quelques formules répétées ici ou là hors de leur contexte.

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Un avis que ne semble pas partager un autre poids lourd de la majorité, le président du groupe socialiste à l’Assemblée Bruno Le Roux. Il a quant à lui invité les responsables du PS à le lire. Sans hésitation. Il affirme :

 

 

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Je le dis aux députés socialistes comme je le dis aux autres sans faire de la publicité pour un livre, il faut le lire, il ne faut pas lire simplement quelques feuilles d’un livre qui retrace une action et la cohérence d’une action.

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En résumé, pour faire une synthèse à la sauce hollandaise, les socialistes sont donc invités à lire un bouquin "ni fait ni à faire". Pas sûr qu’ils s’y retrouvent vraiment.

Depuis la parution du livre, le mercredi 12 octobre, les responsables du PS sont vent debout. Ce sont deux ténors du parti, le président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone et Jean-Christophe Cambadélis déjà qui sont montés au créneau pour exprimer leurs doutes quant à la capacité et la volonté du chef de l’Etat de briguer un nouveau mandat.

C’est le député PS du Cher Yann Galut sidéré par le "suicide politique" de François Hollande. C’est encore (entre autres), le sénateur vallsiste Luc Carvounas, estimant que les propos du président rendent son bilan "indéfendable". Un véritable blast, donc, qui secoue la majorité en pleine période de la primaire de la droite.

Du rab sur le Lab

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