Quand Nicolas Dupont-Aignan explique que non, il n'a pas mis de bombe sur sa caravane de campagne

Publié à 15h43, le 22 novembre 2015 , Modifié à 13h38, le 23 novembre 2015

Quand Nicolas Dupont-Aignan explique que non, il n'a pas mis de bombe sur sa caravane de campagne
© DR

C'est un des dommages collatéraux des attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis. Voici que Nicolas Dupont-Aignan est accusé de surfer sur les attaques terroristes pour sa campagne. Si tel était le cas, il ne serait pas le seul à le faire, n'est-ce pas Wallerand de Saint Just ?

En revanche, l'angle utilisé ce dimanche 22 novembre étonne, attriste, énerve le président de Debout la France.

Sur Twitter, plusieurs internautes reprochent à la tête de liste DLF en Île-de-France d'avoir mis une bombe sur sa caravane de campagne. Oui oui, vous lisez bien.

Des critiques que le 7e homme de la présidentielle de 2012 a pris au sérieux. Ce dimanche, il s'explique donc dans un communiqué très officiel. Et assure que non, il n'a pas mis de bombe sur sa caravane de campagne, expliquant qu'il s'agit d'un "ballon dirigeable promotionnel (en forme de Zeppelin) pouvant s’accrocher sur le toit des caravanes (à l’image des véhicules publicitaires du Tour de France), aux couleurs du mouvement". Il précise que cet attribut promotionnel a été installé début octobre

Il ajoute :

Certains esprits mal tournés ont cru bon et/ou amusant, en cette période troublée, de faire circuler des photos de ce dirigeable promotionnel en l’assimilant à une 'bombe' à laquelle ils pensent trouver un aspect 'menaçant' ou de 'mauvais goût'.



C’est pourtant bien de leur côté qu’il faut chercher le mauvais goût ! Il est proprement indécent de détourner à des fins de pures polémiques créées de toutes pièces, des actions de partis politiques en campagne.

Voilà donc une précision qui méritait sans doute d'être apportée.

[EDIT 22 novembre, 13h29] Le 23 novembre, auprès du Parisien, Nicolas Dupont-Aignan explique qu'il va finalement retirer cette caravane de campagne : "On a trouvé ça de mauvais goût et on l'a retiré".

Nicolas Dupont-Aignan explique encore que son camp "a pris la décision d’annuler l’ensemble de ses réunions publiques et actions militantes, et de ne plus faire circuler ses caravanes" dès le lendemain des attaques terroristes de Paris et Saint-Denis. 

 

 

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