Quand Rama Yade promettait de n’accepter "aucun parachutage nulle part", une méthode "des vieux partis politiques complètement déconsidérés"

Publié à 17h41, le 28 avril 2017 , Modifié à 17h41, le 28 avril 2017

Quand Rama Yade promettait de n’accepter "aucun parachutage nulle part", une méthode "des vieux partis politiques complètement déconsidérés"
© Montage Le Lab via AFP
Image Amandine Réaux


PASSION ARCHIVES – Il n’y a pas que la présidentielle dans la vie. Beaucoup de ténors dont le parti a perdu dès le premier tour de l’élection ont déjà les yeux rivés sur les législatives. C’est le cas de Rama Yade, qui n’avait, pour sa part, pas même obtenu les parrainages nécessaires pour participer à la course élyséenne. Ainsi apprend-on ce vendredi 28 avril que l’ex-candidate de La France qui ose a été parachutée dans la 1ère circonscription du Loir-et-Cher. Elle disputera le siège du député PS sortant Denys Robiliard. L’AFP précise que l’ex-ministre de Nicolas Sarkozy avait obtenu sept parrainages dans ce département où elle bénéficiait du relais de Christelle Ferré, candidate centriste malheureuse aux dernières élections municipales de Blois et qui sera sa suppléante.

Rama Yade n’aura donc pas mis longtemps à se recaser après son échec à la présidentielle. Mais le parachutage de celle qui était jusqu’à fin 2015 conseillère régionale d’Île-de-France fait un tout petit peu tâche si on le confronte à ses positions d’antan. Car en 2014, Rama Yade ne considérait pas que le parachutage, c’était très très bien. Au contraire, elle y voyait là une méthode "des vieux partis politiques complètement déconsidérés" et promettait de n’accepter "aucun parachutage nulle part".

Voici ce qu’elle déclarait dans l’émission Tirs croisés sur iTélé du 31 janvier 2014, interrogée sur une éventuelle candidature aux européennes :



- Rama Yade : Écoutez, moi sur cette affaire, j’ai donné ma position depuis très longtemps, j’ai dit que j’étais à la disposition de mon parti pour les européennes comme pour d’autres élections, je suis pas arc-boutée sur une élection en particulier, et que, si je peux être utile à mon parti, et que par ailleurs, là où on me propose, je suis à même d’apporter quelque chose qui me semble solide, je suis à la disposition de mon parti.

- Audrey Pulvar : Vous seriez utile à votre parti en tête de liste en Île-de-France ou pas, selon vous ? Ou dans le Sud-Est ?

- Rama Yade : Absolument pas, je suis au conseil régional d’Île-de-France, je suis conseillère municipale en Île-de-France. On ne peut pas créer un parti nouveau, dire aux Français 'Nous allons faire de la politique autrement' et utiliser des méthodes des vieux partis politiques complètement déconsidérés. Donc moi je ne me parachuterai nulle part. [...] On m’a vue dans le Sud-est face au papa Le Pen, on m’a vue dans le Nord face à la fifille Le Pen et peut-être demain on va me voir face à la nièce Le Pen. Donc il faut que ça cesse. Pour les municipales, on a eu la même chose, c’est-à-dire que je ne disais absolument rien, je faisais ma vie tranquillement et on se met à mettre mon nom un peu partout, laissant croire que moi je suis candidate partout. Je ne suis candidate à rien, je n’ai rien exprimé du tout, j’ai dit que j’étais à la disposition de mon parti, maintenant on a qu’à discuter entre nous mais moi je n’accepterai aucun parachutage nulle part parce que, les Français, s’ils avant ils supportaient ça, aujourd’hui ils ne l’acceptent plus.


Une vidéo déterrée par Le Lab à revoir ci-dessous (à partir de 5’) :




Rama Yade a toutefois précisé, par le biais de sa suppléante Christelle Ferré, qu’elle emménagerait à Blois avec sa famille pour l’occasion.

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