Quand tout à coup, Éric Woerth se met à disserter sur les *qualités* footballistiques de François Hollande

Publié à 13h46, le 07 juillet 2016 , Modifié à 13h48, le 07 juillet 2016

Quand tout à coup, Éric Woerth se met à disserter sur les *qualités* footballistiques de François Hollande
Éric Woerth commentant les performances de François Hollande, à la mi-temps du match équipe de France parlementaire vs Variétés Football Club © Capture d'écran via La Chaîne Parlementaire
Image Etienne Baldit


INSTANT TÉLÉ - C'est la journée du #footpolitique dans tous les sens. Forcément, la France jouant sa demi-finale de l'Euro contre l'Allemagne dans la soirée, tous les politiques invités des matinales ce jeudi 7 juillet sont priés de causer ballon. Là de donner un pronostic, ici de livrer une analyse politico-sportive... Que voulez-vous : ce sont des gens comme les autres, ils aiment le foot (ou pas) et le disent. Et Éric Woerth aime visiblement beaucoup ce petit jeu.

Sur Public Sénat et Sud Radio, le secrétaire général de LR se livre plus que volontiers à la chose. Le député de l'Oise est d'abord interrogé sur un point potentiellement essentiel des semaines à venir : "Jacques Chirac avait profité largement de la victoire de la France lors de la Coupe du monde 98, il avait gagné 15 points dans les sondages. Est-ce qu'aujourd'hui, François Hollande peut bénéficier de la même remontée ?"

Évidemment, il ne pense pas, Éric Woerth (contrairement à ce que François Hollande espère secrètement). "Non je crois pas parce qu'il y avait un capital sympathie chez Jacques Chirac, même à l'époque où il était assez bas. On remettait pas en cause, au fond, sa compétence. Pour François Hollande, je trouve que les choses sont beaucoup plus dégradées", tranche l'élu LR. "Il n'y a pas de capital sympathie ?", est-il relancé. Et alors là attention, ça va aussi vite qu'une frappe de Dimitri Payet en pleine lucarne. Sans transition, il balance :

- Éric Woerth : Je pense pas, il y a aucun capital en fait. Au fond, le Président est pas rentré dans le costume de Président, et puis il est pas rentré dans le costume de footballeur non plus. J'ai joué au football avec lui, contre le Variétés. Y'avait une équipe de l'Assemblée... Avant qu'il soit Président !

- Sud Radio/Public Sénat : Un bon joueur ?

- Éric Woerth : Non, 'fin pas meilleur que moi en tout cas, donc plutôt médiocre. Mais plutôt sympathique... Et donc on a fait un jour un match contre le Varietés pour une association.

- Sud Radio/Public Sénat : Il a marqué ?

- Éric Woerth : Non, mais moi non plus d'ailleurs. Mais moi j'avais fait un petit pont à Laurent Blanc, c'était en photo dans un journal. À mon avis c'était une erreur de ma part mais ça s'était transformé [en petit pont, donc].

Et voilà. Forcément, si un député commence à raconter des anecdotes aussi croustillantes sur le passé footballistique d'un chef de l'État dont on connaît la passion pour le ballon rond, ça intéresse tout le monde. Et vas-y donc que les journalistes lui demandent des détails, ce qui fait qu'on se retrouve à parler d'un petit pont accidentel sur un autre Président (vous l'avez) lors d'un match caritatif alors que quand même, rappelons-le, le sujet de départ n'avait rien à voir avec tout ça.

Au passage, Éric Woerth glisse une gentillesse bien sentie à l'adresse de François Hollande, catalogué sans autre forme d'analyse, comme une note dans L'Équipe par exemple, comme un joueur "médiocre". De quoi flinguer une carrière. Heureusement, Éric Woerth reconnaît aisément que lui non plus n'est pas un foudre de guerre en la matière, ce qui atténue légèrement la violence de la charge.

À noter qu'Éric Woerth est tout de même joueur de l'équipe de France parlementaire, ce qui n'est pas non plus rien. Et ce qui lui autorise, à n'en pas douter, ce genre de digressions.

> À lire : Top 5 des moments marquants du match Équipe de France des députés - Variétés Football Club

D'ailleurs, en matière de digressions, ce n'est pas fini. L'interview sur Sud Radio et Public Sénat se poursuit et Éric Woerth parle de l'exaspération des Français devant la politique et le quinquennat de François Hollande. Et puis tout aussi soudainement que précédemment, il se remet à parler de foot. Mais attention, de foot pur cette fois : les chances des Bleus contre l'Allemagne et, partant de là, contre le Portugal en finale.

Jugez plutôt :

- Éric Woerth : On voit bien qu'on ne peut pas reconstruire un élan, même avec une victoire éventuelle de l'équipe de France. Qui n'est pas impossible, la victoire de l'équipe de France, puisque si on bat l'Allemagne - alors avec des si on fait beaucoup de choses, mais enfin - l'Allemagne, c'est quasiment une finale avant l'heure...

- Sud Radio/Public Sénat : Vous êtes revenu au football là, vous avez quitté la politique.

- Éric Woerth : C'est plus sympa, au fond c'est assez sympa aujourd'hui. Parce que contre le Portugal, le Portugal est pas une équipe très brillante hein.

Et c'est vrai que du coup, c'était plutôt sympa, cette interview d'Éric Woerth.





À LIRE SUR LE LAB :

VIDÉO - Euro 2016 : Jean-Vincent Placé vous prie de croire qu'il est un excellent pronostiqueur

Du rab sur le Lab

PlusPlus