Quatre jours après l’Union européenne, la France "condamne les violences" au Venezuela

Publié à 10h46, le 04 août 2017 , Modifié à 11h20, le 04 août 2017

Quatre jours après l’Union européenne, la France "condamne les violences" au Venezuela
Emmanuel Macron. © AFP
Image Sébastien Tronche


Il y a eu comme un petit retard à l’allumage. Mais Manuel Valls devrait enfin être satisfait, lui qui attendait "une parole forte de la France sur le Venezuela". C'est désormais chose faite.

Car, ce vendredi 4 août, quatre jours après l’Union européenne, cinq après le Parti socialiste français, l’Elysée a diffusé un communiqué de presse pour dire que la France condamnait ces violences dans le pays dirigé par Nicolas Maduro. Dans ce communiqué, la présidence de la République écrit :

La France déplore l’évolution de la situation au Venezuela et condamne les violences, qui se sont aggravées au cours des derniers jours et ont fait, à nouveau, de nombreuses victimes.

Alors que le Venezuela traverse depuis des mois une grave crise ponctuée de violences et de morts, le président vénézuélien Nicolas Maduro a procédé à l'élection d'une Assemblée constituante, dimanche dernier. Une élection fortement contestée par l'opposition, qui crie à la manipulation et appelle à de nouvelles manifestations.

Dans ce contexte, la France veut participer à la recherche d’une solution pacifique. "La France, en concertation avec ses partenaires européens et en soutien des efforts des pays de la région, continuera d’appuyer toute médiation qui permettrait la reprise d’un dialogue crédible, sincère et sérieux entre le gouvernement et l’opposition et de mettre fin à la spirale des violences", écrit encore l’Elysée. Qui ajoute :

Notre Ambassadeur, sur place, reste en contact avec toutes les parties. Le dialogue, en effet, est la seule issue possible pour sortir le pays de la crise qu’il traverse, et dont le peuple vénézuélien est la première victime.

Début juillet, Emmanuel Macron avait écrit à Nicolas Maduro pour se dire "disponible pour faciliter les négociations par la voie du dialogue".

La très contestée Assemblée constituante portée par le président du Venezuela Nicolas Maduro doit débuter ses travaux vendredi, en dépit du rejet de l'opposition et de la réprobation de la communauté internationale. Dotés de pouvoirs illimités durant un temps indéfini, ses 545 membres sont pour la plupart issus de la société civile et appartiennent tous au camp présidentiel, l'opposition ayant boycotté le scrutin.

L'élection dimanche de cette Assemblée, entachée par des violences qui ont fait dix morts, a suscité un tollé international et fait l'objet d'une enquête sur une possible manipulation des chiffres de la participation. Plus de 120 personnes ont été tuées en quatre mois de manifestations contre le président, au pouvoir depuis la mort d'Hugo Chavez en 2013.

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