L'accouchement du président de l'UMP se fait dans la difficulté. Bientôt 24 heures après la proclamation des résultats, les plaies sont encore vives. Sur BFM TV, mardi soir, Rachida Dati enfonce François Fillon, le candidat défait. 

La maire du 7e arrondissement de Paris, proche de Jean-François Copé, tacle le perdant le taxant "d'orgueilleux" : 

C'est quelqu'un qui est orgueilleux, qui a du mal à accepter quand ça ne va pas comme il veut. 

Rachida Dati poursuit en ironisant sur ce qu'elle considère comme une première expérience électorale pour l'ancien Premier ministre :

C'est la première où il se présente en direct. 

Celle qui s'est opposé à François Fillon dans le but de pouvoir se présenter aux dernières législatives à Paris déroule un CV plutôt orienté de l'ancien locataire de Matignon : 

Si vous regardez sa vie parlementaire, il avait pris le fauteuil de quelqu'un d'autre, qui était décédé, ensuite il est parti au Sénat. C'est la première fois qu'il avance à visage découvert.

Rachida Dati aurait des comptes à régler ? Surtout pas, affirme-t-elle, après avoir rhabiller pour l'hiver le député de Paris : 

Je n'ai aucun contentieux personnel avec lui. J'avais été un peu déçue que venant se présenter là où j'étais élue il ne m'ai jamais appelé pour former une rassemblement. Quand on est considéré comme un homme d'Etat, ça ne se fait pas. 

Aujourd'hui, l'élue parisienne voudrait que François Fillon accepte l'élection de Jean-François Copé et révèle qu'il a très mal accueilli l'appel du maire de Meaux : 

Il avait dit, 'quelque soit le vainqueur, il n'y aura pas de vainqueur ni de vaincu'. Il n'en est pas là, il conteste encore un peu. (...) Il n'avait pas été très gentil avec lui quand Jean-François Copé l'a appelé.

Et d'ironiser sur la retraite temporaire de François Fillon, qui prend quelques jours de recul :

Je comprends qu'il prenne quelques jours pour se reposer, il souhaite retourner dans la Sarthe, je pensais qu'il était dans le 7e … 

Mardi matin, sur France Info, Rachida Dati invitait déjà François Fillon à sécher ses larmes, comprenant "son amertume, son aigreur", mais souhaitant "passer cette petite période".