Réactions à l'espionnage des Etats-Unis : de l'American Bashing selon Frédéric Lefebvre

Réactions à l'espionnage des Etats-Unis : de l'American Bashing selon Frédéric Lefebvre
Frédéric Lefebvre sur iTELE le 1er juillet 2013 (image iTELE)

Tout ça, c'est de l'american bashing. Telle est l'opinion de Frédéric Lefebvre sur les réactions de la classe politique après la révélation de l'ample programme d'espionnage américain, qui touche notamment les institutions européennes. Celui qui est tout récemment devenu député des Français d'Amérique du nord s'est posé en grand défenseur des States et de Barack Obama sur i>TÉLÉ le 1er juillet au soir.

A ses yeux, il ne faut pas réagir sans avoir eu accès "aux détails du dossier" et sans avoir entendu "les explications du président Obama". Il estime que la classe politique française surréagit en demandant, par exemple, l'arrêt des négociations commerciales dans le cadre de l'accord transatlantique. Et pense que ces réactions se résument pour beaucoup à de l'american bashing :

Je comprends la volonté de la France d’avoir des éclaircissements. En même temps, je n’aime pas ce sentiment et cette réaction immédiate depuis dimanche, sans que chacun ne connaisse quoi que ce soit au dossier, avec un american bashing qui se développe.Tout le monde devient anti-américain, on veut stopper immédiatement les négociations qui s’engagent entre l'Europe et les Etats-Unis alors que chacun sait que la situation de l’Europe et de la France en matière économique demande qu’on aille chercher la croissance et l’emploi.

Frédéric Lefebvre ajoute qu'il faut "surtout protéger les entreprises et les citoyens français qui peuvent gagner beaucoup de cet échange" commercial et ne pas condamner si vite Barack Obama :

Le président Obama a dit qu’il allait donner des explications, laissons-le donner des explications.De temps en temps, beaucoup manquent de sang-froid. Il y a une course à celui qui va réagir le plus violemment possible vis-à-vis des Etats-Unis.

Frédéric Lefebvre ne précise pas s'il considère que François Hollande a lui-aussi manqué de sang-froid. Le président de la République a justement déclaré la veille que les négociations commerciales avec les Etats-Unis ne pourraient se poursuivre "qu'une fois obtenues les garanties" d'arrêt de l'espionnage.

Dans la même ligne que le député UMP des Français de l'étranger, et dans une réflexion opposée à celle de François Hollande, la ministre Fleur Pellerin a estimé en revanche qu'il ne fallait pas "mélanger" le diplomatique et le commercial et qu'il fallait "poursuivre les négociations" en "déliant bien les sujets".