Cannabis : Rebsamen ne désarme pas

Publié à 19h08, le 01 mai 2012 , Modifié à 19h39, le 01 mai 2012

Cannabis : Rebsamen ne désarme pas
François Rebsamen, le 10 avril 2012, à Paris. (Maxppp)

"Je pense que nous y reviendrons quand le débat sera apaisé." François Rebsamen, le monsieur sécurité de l'équipe de François Hollande ne désarme pas. Le candidat socialiste a beau avoir dit non à la contraventionnalisation de la consommation du  cannabis, le maire socialiste de Dijon espère toujours dans un entretien au Bien-Public, que le PS finira par reprendre sa proposition-polémique.

  1. "Cela ne se fera pas. Mais je pense que nous y reviendrons..."

    Sur francois-rebsamen.info

    Dans un entretien relayé lundi sur son blogLe Bien-Public demande à François Rebsamen : "Vous avez évoqué la possibilité de contraventionnaliser la consommation de cannabis : François Hollande ne vous suit pas ?"

    François Rebsamen répond en se démarquant en douceur :

    Cela ne se fera pas. Mais je pense que nous y reviendrons lorsque le débat sera apaisé.

    Chaque année, 120.000 personnes qui consomment du cannabis sont arrêtées et n’ont aucune sanction. Je proposais de donner une contravention à ces 120.000 personnes.

    Cela n’avait rien à voir avec une forme de dépénalisation.

    François Hollande a dit qu’il ne lèvera pas l’interdit, dont acte.

    Le président du groupe PS au Sénat avait annoncé le 19 avril,  lors d'un meeting à Dijon :

    J'ai proposé à François Hollande que l'on transforme le délit de consommation de cannabis en contravention.

    Le lendemain, au micro d'Europe 1, François Hollande avait fait connaître sa réponse. Un refus catégorique.  

    Cette proposition de François Rebsamen n'est pas nouvelle. [...]

    Je ne la reprendrai pas pour des raisons qui tiennent à la nécessité de l'interdit, qui ne doit pas être affaibli.

    Je ne veux pas donner le moindre signal de renoncement à une dissuasion de la consommation de cannabis.

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