Régionales : Hervé Mariton juge que "c'est l'échec de Nicolas Sarkozy", "pas crédible comme représentant d'alternance"

Publié à 08h44, le 07 décembre 2015 , Modifié à 13h08, le 07 décembre 2015

Régionales : Hervé Mariton juge que "c'est l'échec de Nicolas Sarkozy", "pas crédible comme représentant d'alternance"
© LIONEL BONAVENTURE / AFP
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    PRIMAIRE EN VUE - Hervé Mariton est très énervé par les résultats du premier tour des régionales, qui a vu le Front national arriver en tête dans six régions. Et si l'ancien candidat à la présidence de l'UMP en 2014 partage la stratégie de Nicolas Sarkozy pour le deuxième tour, il attaque frontalement le président de les Républicains.

    Invité de Public Sénat et Sud Radio le 7 décembre, il lance :

    Oui, c'est l'échec de Nicolas Sarkozy car Nicolas Sarkozy, d'évidence, n'est pas crédible comme représentant d'alternance après avoir lui-même, les Français lui avaient signifié, échoué en 2012. Ça montre que si nous voulons proposer quelque chose aux Français, il faut le faire de manière véritablement nouvelle. C'est le sens de ma candidature à la primaire.

    Une attaque virulente pour mieux mettre en avant sa candidature à la primaire de la droite de 2016. Il ajoute d'ailleurs :

    Je considère qu'il n'est pas un bon candidat à l'élection présidentielle.

    Après le gros coup de gueule de Nicolas Sarkozy contre Alain Juppé, le bureau politique LR de ce 7 décembre risque d'être *un peu* animé. 

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    Une position presque partagée par Éric Woerth, pourtant présent dans le bureau de Nicolas Sarkozy au soir du 6 décembre, qui estime que la droite "n'a pas de leader officiel". Invité d'iTélé, il lance :

    La droite n'est pas prête, Les Républicains ne sont pas prêts, nous ne sommes pas en ordre de bataille nationale [...] notre projet n'est pas construit, il est en cours, la primaire n'a pas eu lieu, nous n'avons pas de leader officiel, légitime qui porte les couleurs officielles de l'ensemble du parti. 

    Une déclaration peu amène envers Nicolas Sarkozy nuancée dans la foulée :

    Il est le leader du parti politique, la primaire va désigner un candidat pour l'élection présidentielle, c'est celui-là ou celle-là [...]. C'est un très bon président de parti.

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