Report des élections municipales par Emmanuel Macron : pour Gérard Larcher, "une démocratie mature doit respecter les dates"

Publié à 20h16, le 09 novembre 2017 , Modifié à 07h22, le 10 novembre 2017

Report des élections municipales par Emmanuel Macron : pour Gérard Larcher, "une démocratie mature doit respecter les dates"
Gérard Larcher, président LR du Sénat. © CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP
Image Loïc Le Clerc


Et si Emmanuel Macron repoussait les prochaines élections municipales, prévues pour 2020 ? Rien n'est décidé, mais la rumeur circule. L’exécutif songe sérieusement à reporter d’un an les municipales. Pour des raisons non dénuées de fondement politique.

En réalité, l’Elysée songe à regrouper les trois scrutins locaux –municipales, départementales, régionales– au cours des mêmes week-ends. "Trois scrutins en deux ans, cela fait beaucoup, donc la question se pose naturellement", expliquait au Figaro le 8 novembre le président du groupe MoDem à l'Assemblée Marc Fesneau.

Sauf que Gérard Larcher, lui, il n'est pas d'accord du tout. Le président LR du Sénat, invité sur LCI ce jeudi 9 novembre, s'y est même dit "pas favorable" :



Je pense que dans une démocratie mature, on ne change pas les dates électorales en permanence. D'autre part, il y a une raison institutionnelle. Je me souviens que le Conseil a dit qu'on ne faisait pas trois élections sénatoriales avec le même corps électoral municipal. C'est 95% du corps électoral sénatorial. Ce serait presque notre intérêt de dire oui, parce que vous connaissez le corps électoral 2014, il a démontré en apportant une majorité renforcée que ce serait notre intérêt. Je pense qu'une démocratie mature doit respecter les dates d'élections.

Les dernières élections municipales ont eu lieu en mars 2014. Et donc, si les prochaines municipales se tiennent après (ou en même temps) que les sénatoriales, les mêmes maires auront donc élu les sénateurs des crus 2014, 2017 et 2020. Impossible rappelle Gérard Larcher.

Mais rien n'étant encore officiellement décidé par Emmanuel Macron, pas d'emballement. D'ici là, il y aura eu les européennes de 2019, que le chef de l'Etat veut réformer également.

Pour ce scrutin, Emmanuel Macron envisage un retour aux listes nationales, comme avant 2004 et le découpage de la France en huit circonscriptions. Cette échéance sera le premier test dans les urnes du quinquennat, il serait dommage de le manquer.

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