Rétro 2017 : la grosse différence des réactions politiques entre les femmes et les hommes à #BalanceTonPorc

Publié à 11h53, le 29 décembre 2017 , Modifié à 11h53, le 29 décembre 2017

Rétro 2017 : la grosse différence des réactions politiques entre les femmes et les hommes à #BalanceTonPorc
Anne Hidalgo, Agnès Buzyn, Nicole Belloubet, Bruno Le Maire et Édouard Philippe. © Montage le Lab via AFP
Image Amandine Réaux


Cet article a fait l’objet d’une chronique, vendredi 29 décembre, dans l’émission "Europe 1 bonjour" de Julien Pearce.



#BalanceTonPorc est l'un des hashtags qui ont marqué 2017. Les femmes ont pris la parole pour dénoncer le harcèlement sexuel dont elles ont été victimes. Ce mouvement a aussi touché la politique, mais avant cela, un petit rappel. Car on a tendance à croire que les femmes n’ont jamais parlé avant ce hashtag, alors que bien évidemment, c’est faux. C’est juste qu’on ne les écoutait pas. Par exemple, dans le documentaire Moi candidat diffusé sur Canal + au mois d’avril, des anciennes candidates à la présidentielle racontaient le sexisme dont elles avaient été victimes : Dominique Voynet qu’on appelle simplement par son prénom, Arlette Laguiller à qui on demande quand même si Fidel Castro est... son type d’homme.

La différence, aujourd’hui, c’est que des femmes en responsabilité parlent. Chaque femme politique qu’on a interrogée sur le sujet a dit avoir déjà été victime de harcèlement sexuel et/ou de comportements sexistes. Par exemple, la ministre de la Justice Nicole Belloubet raconte avoir subi des agressions fortes dans le métro. De même, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a été victime de comportements déplacés quand elle était médecin. Et lorsqu'on lui demande si le machisme en politique existe toujours, la maire de Paris Anne Hidalgo répond "oui, tous les jours".

Les hommes, eux, n'auraient-ils rien vu ? C'est à croire que non, rien ou alors pas grand chose. En octobre, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a expliqué qu’il refuserait de dénoncer un homme harceleur s’il en connaissait un. Finalement, face à la polémique, il a dû s’excuser. Le Premier ministre Édouard Philippe, lui, a insinué que des accusations pouvaient être excessives par rapport aux faits.

Et cela n’encourage pas forcément la libération de la parole.

Du rab sur le Lab

PlusPlus