Réunion du Congrès : Jean-Christophe Lagarde dénonce "la première erreur politique" d'Emmanuel Macron

Publié à 07h55, le 29 juin 2017 , Modifié à 07h55, le 29 juin 2017

Réunion du Congrès : Jean-Christophe Lagarde dénonce "la première erreur politique" d'Emmanuel Macron
Jean-Christophe Lagarde. © AFP
Image Sébastien Tronche


La droite et le centre vont-ils boycotter le congrès lors duquel Emmanuel Macron compte s’adresser à l’ensemble des parlementaires, lundi 3 juillet ? Si LR doit décider ce jeudi 29 juin de sa participation ou non à ce congrès, à l’UDI, la tendance est à une absence à Versailles, comme l’a déjà signifié Jean-Christophe Lagarde, fustigeant un congrès "inutile" qui "rabaisse le gouvernement".

Interviewé par Le Figaro, le patron de l’UDI, jusqu’ici associé aux députés LR constructifs à l’Assemblée, dénonce "la première erreur politique" d’Emmanuel Macron. "S'il veut faire de la com', il n'a qu'à aller à la télévision", commence-t-il alors que le chef de l’Etat a renoncé à la traditionnelle interview du 14 juillet.

Mais, en s’exprimant devant les députés et les sénateurs à la veille du discours de politique générale du Premier ministre Edouard Philippe, Emmanuel Macron "squeeze" son gouvernement, estime Jean-Christophe Lagarde, qui poursuit :

Pendant la campagne, Emmanuel Macron nous avait promis qu'il laisserait son gouvernement gouverner. Là, il le 'squeeze' en intervenant la veille du jour où le premier ministre et son équipe vont commencer à travailler de manière effective avec le gouvernement... Pour moi, c'est la première erreur politique d'Emmanuel Macron depuis son élection.

"Plutôt que de gérer le temps long, comme il s'y était engagé, il affaiblit l'autorité de son premier ministre", conclut-il alors que les députés UDI doivent décider ce jeudi s’ils se séparent des Constructifs pour créer un groupe parlementaire autonome au Palais Bourbon.

En déplacement en Estonie, Edouard Philippe fait mine de ne pas prendre ombrage de ce timing particulier. Et assure que tout va bien avec le Président et que le discours de ce dernier n'éclipsera pas le sien à l'Assemblée. "Je pense même l'inverse", confie-t-il selon des propos rapporté par Le Figaro. Il ajoute :



Je pense comme toujours qu'il y aura deux expressions à la fois parfaitement en ligne et en même temps complémentaires.

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