Richard Ferrand enjoint les députés LREM à ne pas s'adonner à de la "flibusterie" pour "essayer d'exister"

Publié à 20h09, le 03 octobre 2017 , Modifié à 20h09, le 03 octobre 2017

Richard Ferrand enjoint les députés LREM à ne pas s'adonner à de la "flibusterie" pour "essayer d'exister"
© AFP

En juin dernier, Richard Ferrand s'est vu confier la difficile tâche de tenir la majorité comme président du (très grand, 313 députés) groupe La République en marche à l'Assemblée.

Afin de prévenir toute fronde, le député du Finistère a ainsi fait, mardi 3 octobre, un ferme rappel des règles aux élus de son groupe sur leurs prises de parole, les enjoignant à ne pas s'adonner à de la "flibusterie" pour "essayer d'exister", ont rapporté des députés à l'AFP

A l'ouverture de la réunion hebdomadaire du groupe, Richard Ferrand "a rappelé que nous n'avions pas à faire de tribunes communes avec d'autres groupes contre des projets de lois gouvernementaux", selon un participant, pour qui cela n'avait "rien d'étonnant".

Richard Ferrand s'est ému que des députés LREM montent au créneau sur l'extension des obligations vaccinales pour les jeunes enfants, une membre du groupe, Blandine Brocard (Rhône), ayant pris part lundi à une conférence de presse avec des élus d'autres formations politiques pour réclamer un "moratoire".

"C'est une flibusterie sans intérêt", a-t-il lancé, prévenant que "cela ne se reproduira pas", ont rapporté des participants, confirmant des propos initialement relayés par LCP.

Selon Damien Adam (Seine-Maritime), "il n'y a pas eu de recadrage", Richard Ferrand ayant "simplement rappelé une règle simple, en indiquant qu'il était préférable de discuter entre nous et d'arriver à une position commune plutôt que d'essayer d'exister en faisant des déclarations qui n'engagent que soi-même".

Le rapporteur général du projet de budget de la Sécu, Olivier Véran, s'est dit aussi auprès de l'AFP "à titre personnel choqué que des députés du groupe majoritaire organisent une telle conférence de presse sur la vaccination".

"Nous menons des travaux poussés sur cette question", a poursuivi l'élu de l'Isère (ex-PS), jugeant "malvenu sur la forme, un peu désespérant sur le fond" que des parlementaires de la majorité "partagent une estrade" avec l'eurodéputée EELV Michèle Rivasi, qui "accumule les contre-vérités sur ce sujet depuis des mois".

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), qui sera examiné prochainement par le Parlement, prévoit d'augmenter à onze le nombre de vaccins obligatoires à partir du 1er janvier, contre trois actuellement.

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