RIP la promesse électorale d’Emmanuel Macron d’un gouvernement resserré de "quinze membres maximum"

Publié à 10h39, le 25 novembre 2017 , Modifié à 10h39, le 25 novembre 2017

RIP la promesse électorale d’Emmanuel Macron d’un gouvernement resserré de "quinze membres maximum"
Image Sébastien Tronche


Nous sommes en mars, un peu plus d’un mois avant le premier tour de l’élection présidentielle. La côte d’Emmanuel Macron ne cesse de grimper à mesure que celle de François Fillon s’écroule. Invité du JT de TF1, l’ancien ministre de l’Economie de François Hollande lance alors :

Je constituerai un gouvernement de quinze membres maximum avec des membres de la société civile, et des politiques de la gauche, de la droite, et du centre.

S’il a bien constitué un gouvernement avec des membres de la société civile et des politiques venant de la droite (Le Maire, Darmanin…), de la gauche (Collomb, Le Drian, Dussopt…) et du centre (Bayrou dans un premier temps, Mézard), Emmanuel Macron a abandonné en cours de route sa promesse d’un gouvernement resserré de "quinze membres maximum".

Avec le mini-remaniement du vendredi 24 novembre, le gouvernement est désormais composé de 19 ministres et 12 secrétaires d’Etat avec les nominations d’Olivier Dussopt et de Delphine Gény-Stephann. Et le verdict des mathématiques – pas besoin d’être Cédric Villani pour réussir l’opération – est sans appel : 19+12 = 31. Et 31 > 15. C’est donc deux secrétaires d’Etat de plus que le gouvernement nommé fin juin après les élections législatives. Et neuf de plus que le gouvernement Philippe I du mois de mai qui comptait 18 ministres et 4 secrétaires d’Etat.

L’abandon de cette promesse de campagne n’est pas une particularité d’Emmanuel Macron. Nicolas Sarkozy ou François Hollande avant lui avaient fait pareil promesse sans la réaliser ou la tenir dans le temps.

Du rab sur le Lab

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