Robert Ménard à propos de Jean-Marie Le Pen: "il me fait penser à ces vieilles personnes qui n'ont plus de retenue"

Publié à 09h27, le 05 mai 2015 , Modifié à 09h34, le 05 mai 2015

Robert Ménard à propos de Jean-Marie Le Pen: "il me fait penser à ces vieilles personnes qui n'ont plus de retenue"
Robert Ménard sur BFMTV le 5 mai 2015. © image BFMTV

TATIE DANIELLE - On a tous un papi gâteux qui met mal à l'aise tout le monde lors des repas de famille. Chez les Le Pen, Jean-Marie tient ce rôle. C'est en substance ce qu'explique ce 5 mai Robert Ménard sur BFMTV. Entre deux sorties sur les enfants fichés des écoles de sa ville, le maire de Béziers, élu avec le soutien du Front national, compare Jean-Marie Le Pen à "une vieille personne qui n'a plus de retenue".

Il explique :

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Il est incapable de prendre cette retraite qu’il aurait dû prendre. A 86 ans on fait autre chose, à 86 ans on ne rêve pas d’être président d’une région de France, à 86 ans on s’oublie un peu et on pense à ses enfants.



Vous savez ça me fait penser à un certain nombre de vieilles personnes d’abord qui n’ont plus de retenue, qui se laissent aller, qui disent des choses qu’il n’est plus convenable de dire mais il n’y a plus aucune barrière.

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La seconde théorie de Robert Ménard, qui est dans le camp de Marine Le Pen, c'est que le père est évidemment jaloux de la fille :

 

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Ça me fait penser à un certain nombre de familles où le père est jaloux d’une certaine façon du succès de ses enfants. Quand il jouait Marion contre Marine, c’était toujours pour s’en prendre à sa fille. A la fois il est fier de ses succès et il les envie.

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BONUS TRACK

Remember Copé et Fillon. Le fondateur de Reporter sans frontières a une autre théorie: selon lui, d'ici "deux mois", on ne parlera plus de tout ça car les médias se seront "lassés" des propos de Jean-Marie Le Pen. Il compare cet épisode à la guerre Copé-Fillon pour la tête de l'UMP en 2012 :

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Je pense que dans deux mois on n’en parlera plus. Je pense que vous vous lasserez de ses propos, vous les médias.



Rappelez-vous de la violence des propos de Fillon contre Copé, on n’en parle plus, on est passé à autre chose. L’avantage des médias, ou l’inconvénient, c’est qu’ils chassent en meute, ça veut dire qu’aujourd’hui tout le monde ne parle que de ça et dans deux mois personne n’en parlera.

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Notons simplement que si les médias ont cessé de relayer la violence des propos entre Jean-François Copé et François Fillon, c'est parce que les deux hommes ont, officiellement du moins, enterré la hache de guerre, et ont ainsi cessé d'alimenter les chroniques. Ce que Jean-Marie Le Pen ne semble pas enclin à faire pour le moment.

Du rab sur le Lab

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