Robert Ménard lutte contre les kebabs à Béziers parce que la France est un pays de "tradition judéo-chrétienne"

Publié à 12h40, le 30 octobre 2015 , Modifié à 16h52, le 30 octobre 2015

Robert Ménard lutte contre les kebabs à Béziers parce que la France est un pays de "tradition judéo-chrétienne"
Robert Ménard © AFP
Image Sylvain Chazot


Robert Ménard est un homme de combats. Après avoir affronté sans relâche le linge qui sèche aux fenêtres, le maire de Béziers part désormais en croisade contre les kebabs qui, semble-t-il, menacent l'identité de la France, ou du moins celle de la ville de l'Hérault.

Dans un reportage d'Envoyé Spécial diffusé jeudi 29 octobre sur France 2, l'ancien président de Reporters sans frontières annonce vouloir interdire l'ouverture de nouveaux restaurants de kebabs dans le centre historique de Béziers. Et voici comment il justifie ce choix :

On est dans un pays de tradition judéo-chrétienne. C’est difficile pour certains mais il faut s’y faire.

Le célèbre sandwich à la viande originaire de Turquie serait donc un symbole d'une autre tradition que celle judéo-chrétienne.

"Je protège la ville. Regardez si elle est belle la ville. Il y a la cathédrale pas très loin", ajoute-t-il alors qu'il se promène avec le journaliste de France TV dans les rues biterroises. On pourra quand même rétorquer que, suivant cette règle, les restaurants chinois, indiens, thaïlandais ou encore marocains n'ont pas non plus leur place dans le centre de sa ville...

Mais Robert Ménard à une parade. Pour lui, les kebabs, c'est un peu comme les immigrés. Il dit :

Je trouve qu'à un moment donné, trop c'est trop. Quand il y a trop d’immigrés dans un pays, c’est trop d’immigrés. […] À un moment donné, dans le domaine alimentaire, dans le domaine de la restauration, je trouve que trop de kebabs, c'est trop.

Et le premier édile de préciser qu'il y a déjà une vingtaine de kebabs ouverts dans le centre et qu'il dira non à toute nouvelle demande d'ouverture. Car pour Robert Ménard, trop de kebabs tuent le kebab.

À voir ci-dessous en vidéo : 





[EDIT 14h11] Après publication de cet article, Robert Ménard a réagi sur Twitter, expliquant ne pas vouloir que "Béziers devienne la capitale du kebab"





[EDIT 16h38]  Les Décodeurs du Monde.fr ont essayé de savoir si la menace des kebabs était une réalité à Béziers, ville qui doit déjà faire face à l'afflux des réfugiés (enfin si l'on en croit le journal municipal).  Que monsieur le maire se rassure : d'après ce décompte, les restaurants français représentent à eux seuls les deux tiers des établissements biterrois.







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