Robert Ménard veut s’inspirer d’Emmanuel Macron pour faire gagner la présidentielle 2022 à un candidat de droite

Publié à 11h57, le 12 octobre 2017 , Modifié à 12h01, le 12 octobre 2017

Robert Ménard veut s’inspirer d’Emmanuel Macron pour faire gagner la présidentielle 2022 à un candidat de droite
Robert Ménard et Emmanuel Macron. © Montage AFP
Image Victor Dhollande-Monnier


Robert Ménard a reconnu très tôt qu'il s'était planté au sujet d'Emmanuel Macron. "J’ai été un crétin"de croire "que c'était un hologramme qui allait disparaître". Un aveu que le maire de Béziers a fait le 10 mai dernier, trois jours après la victoire d’Emmanuel Macron. Cinq mois plus tard, Robert Ménard est encore plus élogieux avec la trajectoire du chef de l’Etat. A tel point qu’il veut s’en inspirer.

A l’instar de Jean-Luc Mélenchon à gauche, Robert Ménard souhaite un bon coup de balai dans la classe politique. "Je n’ai pas envie qu’on perde les prochaines élections. On ne les gagnera pas avec le personnel politique actuel", assure-t-il jeudi 12 octobre sur LCI. Il poursuit :

- Robert Ménard : Emmanuel Macron a ringardisé toutes les organisations politiques, même le Front national qui pensait faire l’économie de cette ringardisation. Tout le monde est ringard à part lui aujourd’hui, c’est ça le problème. Moi, je ne suis pas pour Macron. Simplement, j’essaie de comprendre comment ce garçon a gagné. Il n’a pas gagné seulement, comme disent un certain nombre de gens, à cause de la finance et des médias. Ça fait l’économie d’une analyse. Je pense qu’il a gagné parce que les Français en avaient marre du personnel politique. Et, à tort ou à raison, il apparaissait comme quelqu’un de nouveau parce qu’il dit des choses dans d’autres mots. Vous savez, on a beaucoup moqué sa façon de finir certains meetings en disant : 'Je vous aime'. Moi le premier, je trouvais ça un peu ridicule. C’est lui qui a raison. Les gens, ils ont besoin qu’on les aime, qu’on les écoute.

- Journaliste : Vous imaginez être le Macron 2022 ?

- Robert Ménard : Mais non, pas du tout, pas moi. Moi, je suis trop clivant. J’imagine aider quelqu’un à dire nos idées dans un autre vocabulaire, dans un vocabulaire moins guerre civile.

- Journaliste : Mais vous voyez qui alors ?

- Robert Ménard : Je n’en sais rien. Attendez, il y a trois ans, personne ne connaissait Macron. Il est chef de l’Etat aujourd’hui. On va faire la même chose. Mais à droite ce coup-ci.

Partisan de l’union des droites, le maire de Béziers n’a pas encore trouvé la perle rare à droite. Mais une chose est sûre, il ne mettra pas une pièce sur les représentants actuels de la droite. Marine Le Pen ? Il n’y croit plus. "S’appeler Le Pen" signifie "un plafond de verre pour tout un certain nombre de Français". Et Laurent Wauquiez, qui apparaît comme le grand favori de l’élection à la présidence de LR ? "Enfin il y a combien de temps qu’il est dans le paysage, il faut d’autres gens", estime-t-il.

La voix est libre donc. Si vous êtes de droite, que vous êtes "gentil" avec les gens, que les mots "poudre de perlimpinpin" et "galimatias" font partie de votre vocabulaire, manifestez-vous auprès de Robert Ménard. 

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